Menu

Loopkin : un univers en expansion, entre créatures et mystiques vanités

Loopkin est une artiste de toujours, mais plus précisément, une illustratrice. Élevée dans l’art et l’amour de la culture, elle saisit ses premiers crayons vers l’âge de six ans. À l’époque déjà, des admirateurs lui commandaient des oeuvres, mais au lieu de ses lignes noires et claires caractéristiques, les licornes étaient la pierre angulaire de son style.

Aujourd’hui, et depuis 2012, Loopkin vit et crée à Montréal. Depuis l’enfance en passant par l’adolescence, elle s’est nourrie d’inspirations diverses au milieu desquelles l’art du tatouage traditionnel américain et le graffiti se sont démarqués.

Dans ses oeuvres, Loopkin mixe avec brio des lignes épaisses au tracé impeccable et des choix de couleurs toujours surprenants, toujours en adéquation avec les motifs. Son univers est peuplé de figures, devenues partie intégrante d’un symbolisme qu’elle a su rendre personnel et imaginatif en même temps.

lookpin

La pratique de Loopkin est infusée des différentes expérimentations qu’elle entreprend, toujours avec l’espoir d’atteindre de nouvelles esthétiques, de nouvelles subtilités. Deux de ses objets d’étude ont jusqu’à maintenant particulièrement abouti : les crânes, ou vanités dans l’histoire de l’art, et des petits personnages de monstres à la Loopkin, chaque fois revisités. Elle explore à travers eux les imaginaires de la mort armée d’un regard ironique et bienveillant visant à déstabiliser un concept ancré et à tranquillement déconstruire ce tabou.

Au cœur de ses réflexions règne un imaginaire hérité d’une enfance en constante maturité. Son art fait preuve d’un retour sur soi et ses envies d’évolutions se distinguent par leur profondeur visible non pas au premier, mais au second, voire troisième regard.

lookpin

Ses inspirations sont diverses, mais ont en commun des inspirations significatives : les graffeurs tout droit venus de Bretagne Poch et Rock avec leurs lignes propres et leurs couleurs changeantes jusqu’aux maîtres Keith Haring  et Basquiat (tous deux majeurs dans l’émancipation d’un art détaché des codes des arts dits « classiques »). Dans ses contemporains, Loopkin confie son admiration pour Miss Van et ses illustrations oniriques et Fafi pour ses héroïnes urbaines et conquérantes. Enfin, c’est de l’influence de l’artiste Ricardo Cavolo que Loopkin tient son affection pour les subversions des formes, des visages en laissant s’épanouir dans son art à elle des personnages aussi loufoques que sérieusement accurate.

Dernièrement, Loopkin a peint un mur lors du Festival d’art et de culture urbaine, Underpressure.

Lors d’une discussion autour de la place de la femme dans l’art, Loopkin m’explique avec des mots, signe d’un constat réfléchi, qu’elle déplore la politique des quotas de genre dans les choix des artistes lors d’expositions collectives. Cela dit, elle encourage avec ferveur les jeunes femmes et les jeunes à ne pas abandonner. L’idée d’une déconstruction des genres dans l’art – et tout court – apparaît dans son travail qui donne vie à des êtres sans sexe et sans genre, soumis aux mêmes réalités, aux mêmes conditions vitales.

ICI, la page Facebook de Loopkin, et , son compte Instagram. Suivez-la dans sa route pleine de surprises!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© La Fabrique Crépue. 2020. Tous droits réservés
Conception de site web - Effet Monstre