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À toi qui as peur d’avoir peur et qui se dit que tant de choses pourraient mal tourner

À toi… Fille ou gars qui a une zone de confort aussi grosse qu’un trou à souris. À toi qui as peur d’avoir peur et qui se dit que tant de choses pourraient mal tourner. À toi qui as toujours une tête sur les épaules, un plan réglé au quinze minutes, le contrôle de chaque situation et un chemin tracé en ligne droite. Laisse-moi te dire que je te comprends, pis pas à peu près. J’ai un jour moi aussi été cette personne-là. Mais laisse-moi te dire quelque chose : je ne t’apprends peut-être rien, mais un jour, nous serons tous morts. Et il n’y aura plus personne pour se souvenir de nous. Notre passage sur cette planète sera résumé en quelques mots quétaines gravés sur une roche dans un derrière d’église en gazon. La seule personne qui peut rendre ton existence intéressante et faire en sorte que ça en vaille la peine, ben c’est toi. Et tu n’auras malheureusement pas de deuxième chance.

Je te parie que lorsque tu vois passer les polls Instagram « Night In VS Night Out » la question ne se pose même pas : tu préfères te faire un masque et regarder Grey’s Anatomy jusqu’à manquer d’humidité dans le coin des yeux. Je n’ai rien contre prendre du temps pour soi, loin de là…Mais à la longue, n’est-ce pas plutôt le temps qui est en train de te prendre? Nous sommes tous tellement stimulés, constamment, par les réseaux sociaux et les gens qui nous entoure que nous sommes drainés lorsqu’arrive le vendredi soir. Nous nous épuisons du lundi au vendredi pour vivre les 48 heures restantes. Nous répétons les mêmes actions, aux mêmes heures, aux mêmes endroits. Nous passons nous chercher un café, nous rentrons travailler à 8 heures. Notre vie devient familière. À force de toujours marcher à la même place, nous avons tapé le chemin. Et un jour je me suis réveillée…et j’ai réalisé qu’en dehors de mon sentier, la vie me faisait peur.

Je me connaissais par coeur. Je n’aime pas les champignons, je déteste le camping, les piscines publiques me dégoûtent et je n’ai aucun sens de l’orientation. Il y a tant de vérités que je pensais inébranlables ou hors de mon champ de compétence. Trop stressantes, impossibles. Et un jour, je me suis demandé si c’était moi qui ressentais tout ça ou si je m’étais conditionné à le faire.

J’ai pris le téléphone, j’ai appelé un ami et je suis partie en tente dans le fond d’un bois. Je suis partie seule au Mexique. Je me suis perdue dans des aéroports trop gros et je me suis sentie petite et loin. J’ai mis des champignons dans ma sauce à spag’ et j’ai plongé dans une piscine publique sur le top d’une montagne. Est-ce que je suis morte? Non. Est-ce que j’ai eu du fun? Oh que oui. Les étoiles sont plus belles loin des lumières de la métropole, la musique est meilleure autour d’un feu de camp et l’eau de coco est plus fraîche bue directement dans la noix.

C’est en se poussant, parfois jusqu’à sa limite, qu’on finit par grandir. Par évoluer. Par vivre. J’en ai versé des larmes filles. Mais vivre la peur et décider de l’ignorer est beaucoup plus puissant que de se restreindre. Elle va finir par passer, tes souvenirs eux, jamais.

Chère toi, qui a peur de foncer, de lui parler, de changer de job, rappelle-toi qu’un jour, ça n’aura plus vraiment d’importance. Un jour ce sera loin derrière toi. Mais le regret que tu auras de pogné de travers dans la gorge, le petit pincement dans l’estomac quand tu penseras aux chances que tu n’as pas saisies, tu risques de t’en rappeler. Quand tu seras ben vieille et qu’on te demandera pourquoi tu ne l’as pas fait, pourquoi tu n’as pas osé, tu ne veux pas te dire que tu as eu peur. Je me disais souvent « ouais mais si… » et un jour j’ai décidé de me dire « mais si tout finissait par aller pour le mieux? » Tu as toujours le pouvoir de changer ta perspective! À toi d’avoir le courage de le faire!

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