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Le plaisir de rouler en char

Je pense qu’un de mes plus grands plaisirs de la vie c’est rouler en char. Relativement ironique venant d’une fille qui n’a pas permis de conduire, on va se le dire.

Être sur l’autoroute le soir, les lumières de la ville comme seul éclairage, la musique dans le piton, les passagers qui chantent les paroles à tue-tête. Ça me fait sentir invincible. Comme si rien ne pouvait m’arriver. Comme si j’étais à l’abri de toutes les intempéries, de toutes les épreuves, de toutes les affaires plates qui pourraient m’arriver.

Rouler sur des kilomètres, voir les paysages défiler, les pancartes vertes s’accumuler. Découvrir du pays; suivre le fleuve, voir les montagnes, découvrir les petits villages sur le bord de la 20, s’arrêter dans les crèmeries.

Que je n’en vois pas un péter ma bulle avec les heures interminables dans le trafic, les multitudes de cônes orange, les heures pare-chocs à pare-chocs sous le soleil plombant qui rend le goudron brûlant.

Moi j’te parle des choses positives. De la sérénité qui m’habite, du calme qui m’envahit au fil des distances.

Ah pis il faut se le dire, c’est tu le fun dormir en char. Le premier qui va vendre un lit qui imite la douce vibration d’une voiture sur l’autoroute, je vais être la première à l’acheter. Avec les mélodies de la radio en musique de fond, m’endormir me prend toujours à peu près une demi-seconde quand je m’installe la tête contre la fenêtre.

Je me sens toujours comme dans la scène du film Perks of being a wallflower, quand ils se mettent debout dans le pick-up sous le viaduc et qu’ils se sentent infinite. Je crois que c’est la meilleure description que je n’ai jamais entendue du feeling.

Quand je veux un break de mes émotions, je convaincs quelqu’un d’aller faire un tour de char avec moi. À l’abri de tout.

Source photo de couverture: Unsplash

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