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Le 11 septembre te fait penser à quoi?

Si deux tours s’effondraient tragiquement ce matin. Si on avait à voir en direct un avion percuter une deuxième tour et le tout s’effondrer sur des milliers de gens. Qu’est-ce que ça nous ferait en 2018 à nous les occidentaux? Une vague de peur mondiale et un sentiment de deuil commun. Des posts Facebook débutant par « Je suis… » en signe de solidarité et beaucoup BEAUCOUP d’images centralisant l’actualité sur le sujet. Des morts, des blessés, des accusés, des coupables et nous, les terrorisés relativement traumatisés dans le confort de nos foyers. Pourquoi? Personne ne serait étonné comme nous l’avons déjà été en 2001. Aujourd’hui, pour plusieurs, un attentat c’est banal pour ne pas dire normal. Comment dissocier les catastrophes et les enjeux mondiaux de nouvelles comme le nouveau nez de Rihanna? Comment ne pas laisser la peur nous envahir? Comment rester humain dans tout ça? Comment?

S’informer autrement

Laisser la télévision rejouer en boucle les mêmes nouvelles présentées de la même façon par les mêmes personnes à la même chaîne financée par les même industries… c’est s’assurer une lobotomisation d’opinion. C’est se gaver de faits génétiquement modifiés à en être malade. Bref, c’est non!

Il m’est vital de consommer ma dose d’actualité et d’information via plusieurs plateformes et de relire la même nouvelle exprimée sous différents angles. Je suis donc en mesure de vérifier les faits proposé par les médias et de me forger ma propre opinion, le tout sainement.

Je choisis aussi de fréquenter des sites ou des applications qui proposent des « bonnes nouvelles » . Goodness TV en n’est un exemple. Trop souvent négligé par la presse, les nouvelles positives créer un bel équilibre dans la surdose de catastrophe à la une. Elles permettent aussi de nuancer le « mauvais » du « bon » et contribuent à contrer la banalisation du phénomène des attentats et du terrorisme.

Penser autrement

La peur c’est un choix. L’espoir aussi… J’aime donc proposer de choisir notre réaction face aux événements tragiques qui surviennent. Faire du déni n’aidera pas notre cause, paniquer non plus. Quand les deux tours sont tombées j’avais 6 ans. Ma mémoire ne m’offre qu’un souvenir flou d’images fracassantes et des adultes présents autour de moi. Je me souviens que m’a mère couvrait sa bouche avec sa main droite, mon père fronçait ses sourcils et que le monsieur qui était venu pour ramoner la cheminé avait proposé de quitter et de revenir terminer son travail le lendemain. Je me souviens que mon grand-père était très peiné que l’humanité en arrive là. Je me souviens et je n’arrive pas à oublier que c’est différent depuis. Les gens ont peur. Peur de l’avion. Peur même en sortant de l’avion. Peur loin des avions. Peur, crainte, effroi, épouvante, frayeur. AAAAAH! Si on ne fait pas un effort conscient pour combattre la peur d’avoir peur, on ne pourra plus vivre. Il faut repenser notre relation avec l’émotion qui naît du drame sans pour autant banaliser les événements.

Le 11 septembre je ressens toujours beaucoup de reconnaissance et d’humilité. J’ai comme un « come back » du fait que la vie est courte et qu’en même temps ça peut être long en titi d’avoir la peur de vivre. Une pensée pour les victimes du 11 septembre, un vœu pour un monde meilleur. Des soupirs, de la résilience et des sourires aussi.

Ps. Le nouveau nez de Rihanna c’était de la désinformation. Vérifiez mes sources sur le sujet. Je n’en ai pas!

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