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L’entre-deux

L’entre-deux. Cette zone grise qui peut affecter  les différentes sphères de ta vie autant professionnelle que personnelle. Ce moment flou qui se compare à un trajet dans le métro de Montréal sur la ligne orange, vers Montmorency, lorsque la dame annonçant les stations ajoute : « Ouverture des portes de l’autre côté. » Cette phrase te donne l’impression qu’un monde inexploré s’ouvre à toi, alors que tu étais précédemment coincé(e) entre deux univers parallèles. Les nouveaux trains AZUR ajoutent à cette science-fiction, soutenant cette impression de voyager dans l’espace-temps! (Eh non, je n’ai pas pris de drogue avant d’écrire ce texte, pas plus qu’avant de prendre le métro, d’ailleurs, tenez-vous le pour dit!)

Toutefois, la comparaison avec le métro n’est pas totalement dépourvue de sens. Vivre l’entre-deux, cela peut se faire tout aussi rapidement que calmement, tout comme le moyen de transport précédemment cité. Comme au travail, par exemple. Il est possible que tu t’y sentes très bien, tout en sachant au fond de toi que ce n’est cependant pas le métier que tu effectueras toute ta vie. Mais le temps, qui passe extrêmement vite, finit par te rattraper et confronte ton quotidien qui, lui, te crie de plus en plus fort qu’il est grand temps d’effectuer un changement de carrière. Il en est de même en amour et en amitié. Les relations interpersonnelles peuvent être sujettes à changement lorsqu’elles ne conviennent plus.

C’est d’ailleurs devant ce genre de constat qu’une désagréable panique peut s’emparer de toi, te donnant l’impression que le train peut dérailler à tout moment. Qu’à cela ne tienne! Tu t’agrippes fermement au poteau (ben oui y’a plein de microbes là-dessus, mais un moment donné, faut que t’en reviennes!), jusqu’à la destination souhaitée. Parfois, tu étouffes tellement il y a de gens, et tu sors un instant, le temps de respirer et tenter de mieux reprendre le trajet par la suite. Il arrive aussi que tu passes tout droit, que tu en ressortes légèrement perdu(e), mais tu découvres d’autres avenues, et tu as souvent la chance de revenir vers le chemin initialement choisis. Ce périple à travers le changement peut se faire tout en douceur, assis(e) confortablement. Il peut être aussi très chambranlant, te donnant l’impression d’avoir à chercher des appuis constamment pour ne pas tomber.

Eh oui, c’est le genre de feeling que tu peux ressentir entre deux emplois, deux carrières. Entre deux situations amoureuses, ou entre une triste amitié qui se termine, et une autre belle à venir. C’est le feeling que tu sens venir et qui te fouettes en plein visage, si tu ne t’en occupes pas assez rapidement. Mais vient ce temps où tu n’as pas le choix de prendre ce besoin en considération, et c’est ainsi que tu avances une étape à la fois (… ou une station à la fois, ha ha ha!) vers ce qui t’est nécessaire dorénavant. Plus tu avanceras, plus ta destination finale s’éclaircira. Et si tu le crois nécessaire, n’hésite pas à demander des indications, mais reste vigilant(e)! Certaines personnes seront là pour t’aider, d’autres te feront dévier complètement de l’endroit qui t’es destiné. Bref, fais-toi confiance. Ne laisse pas traîner la fiction de ta vie dans ton esprit et emprunte le chemin pour la transformer en un projet bien réel.

Sur ce, il ne me reste plus qu’à te souhaiter un excellent passage vers : « Les portes de l’autre côté! »

Crédit photo : Hannah Cauhepe, Unsplash

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