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Le retour de l’université (et de nos fausses promesses)

C’est maintenant ce temps de l’année. Le café (en trop grande quantité), le messy bunn, les outfits trop mous, le manque de sommeil, les soirées arrosées la veille d’examens trop importants… mais surtout, le stress et l’anxiété de performance. C’est reconnu, plus les années avancent, plus les étudiants sont pris dans une compétition malsaine envers eux-mêmes et les autres collègues de classe. En effet, avec l’importance de la scolarité de nos jours, plusieurs visent un haut niveau d’études supérieures. Cependant, dans plusieurs programmes, très peu d’étudiants auront accès à la maîtrise, à un stage ou autre.

Ces éléments mènent donc à des conditions très peu favorables pendant la session. J’ai moi-même vécu et subi la compétition entre élèves qui souhaitent quasiment l’échec de leurs collègues de classe; les nuits blanches à vivre de l’anxiété et même des crises de panique pour l’examen du lendemain; des nuits blanches à vivre de l’anxiété et même des crises de panique APRÈS l’examen parce qu’on pense toujours qu’on y a mal répondu. En plus de vivre le stress de l’argent, des relations sociales, de l’emploi… Ça en fait, du stress.

Chaque année, je me dis que je vais faire les choses différemment. Chaque année, je me mets encore plus de pression. Plus de pression pour être plus organisée, moins dernière minute, pour mieux étudier, me coucher plus tôt, avoir des meilleures notes. Je m’achète un nouvel agenda qui va donc bien m’aider à reprendre ma vie en main. J’essaye de m’entourer de gens studieux. Mais chaque année, c’est la même chose que l’année d’avant. Je succombe sous le stress. Et je vois tous les étudiants autour de moi vivre la même chose, en silence.

Donc, cette année, je ne me referai pas les mêmes fausses promesses. Je ne vais pas me promettre de me forcer encore plus (ce qui serait juste impossible) jusqu’à m’en rendre malade, jusqu’à m’oublier, jusqu’à sacrifier ma santé mentale. Cette année, je me promets de m’écouter. De trouver un équilibre. De respecter et écouter mon corps. De me forcer sans en devenir folle. De lâcher prise. Inquiète-toi pas maman, ça veut pas dire que je ne prends plus les études au sérieux. Au contraire, je veux apprécier mon expérience universitaire au maximum, en sortir grandie au maximum. Autant dans mes résultats que sur mon cheminement personnel. Et ça commence avec ça.

Je pense vraiment que plusieurs autres devraient s’y joindre, et adopter une vision différente. Les notes, c’est important, mais le bien-être encore plus. Oublie-le pas.

Par Sarah Prud’homme

Crédit photo : Matthew Henry

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