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Je suis tout le temps frue

Y’a rien à faire, je suis tout le temps frue.

frustration colère

Ben là, pas tout le temps, ça ne se peut pas, mais pas loin. Je perds patience, je grince des dents, je mords, je snap, je réponds bête et je suis sur la défensive. Des fois, et souvent, à du monde avec qui j’ai pas envie d’être brute, mais des fois oui. Je me sens en colère, je me sens mal, mais je peux pas le contrôler.

On dirait que j’ai pas besoin d’une bonne raison. Le matin, j’ouvre les yeux et la première chose qui m’arrive va déterminer la vibe de la journée. Si je me réveille en cuillère avec mon chat, avec des beaux p’tits messages d’amour de mes amies sur mon cell, c’est OK, je risque d’avoir une humeur passable, voire même joviale.

Si je me réveille avec un « ding ding » de Messenger, parce que quelqu’un a encore fait de quoi de pas correct à la job pis que je mets mon gros pied gauche dans un tas de vomis de chat encore bien chaud; y’a des chances que je poignarde la première personne que je croiserai.

Et là, peu importe qui me parle cette journée-là, il risque d’avoir des réponses sèches de ma part.

Mais des fois, c’est même pas une question de régurgitation de félin. T’as juste la tête dans un nuage gris et les pieds dans des blocs de béton. Ton karma te crache dans’ face et te pince les joues.

Ça t’arrive-tu de rentrer à la job à reculons et d’être toujours crevé; que la plus petite des tâches se transforme en quête éternelle de Sisyphe, condamné à l’absurdité toute sa vie? Mais est-ce vraiment absurde ?

L’automne, ça arrive d’être plus marabout, mais y’a des limites à ce qu’un manque de soleil peut faire à ton humeur. Peut-être que tu traînes avec toi des problèmes inutiles; tu t’es peut-être auto-condamné.e à monter une roche sur le sommet d’une montagne pour l’éternité sans raison (sérieux, va lire le Mythe de Sisyphe si tu comprends toujours pas la référence). Peut-être que tu n’aimes plus ta job, ton appart, ou ton chum même, ça arrive. Tu traverses peut-être une mauvaise phase, et je te comprends, mais ne reste pas comme ça. Aide-toi à sourire.

Arrête d’essayer de nager pour rester à la surface; si tu te calmes un instant et que tu prends un grand souffle, tu vas flotter mon homme. Lâche prise, accepte que tu t’es peut-être planté.e quelque part, que t’es pas parfait.e, ou que tu n’es pas encore là où tu voudrais être.

Peut-être que tu ne sais tout simplement pas où tu veux être encore, mais c’est OK, t’as encore du temps devant toi. Tu pourras toujours recommencer, jusqu’à ce que tu sois bien.

Souris, fais pas chier ton entourage, pars prendre l’air, ça va bien aller.

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