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Tu sais qu’t’es prof quand…

La job d’enseignant, ça a ses hauts et ses bas, comme toutes les jobs d’ailleurs. En entamant ma 5e année d’enseignement, j’avais envie de te partager, de façon humoristique, certains faits sur la profession que j’ai pu observer au cours de ma jeune carrière.

T’es prof. T’as vécu l’année des bottle flips et des fidget spinners. T’en as d’ailleurs encore deux-trois qui traînent dans l’fond d’ton bureau, que les élèves à qui tu les avais confisqués ne sont jamais venus chercher.

T’es prof. Tu connais une couple de moves genre le dab, ou ben la danse du p’tit gars avec un packsack, même si t’éprouves un certain malaise face à cette dernière.

T’es prof. T’as une vessie entraînée pour aller au combat. Si se retenir pour aller pisser était un sport olympique, tu torcherais sûrement tous les non-profs.

T’es prof. Il y a deux températures à lesquelles tu bois ton café : chaud (les rares fois où t’es chanceux) ou ben ben frette (la plupart du temps). S’il existait des injections de caféine, tu y réfléchirais sûrement. En attendant, t’écris ton nom sur ton 5e thermos de l’année, parce que tu sais pus où t’as laissé les quatre précédents. Ils sont peut-être rendus aux objets perdus de l’école. Tu te promets d’aller voir demain.

T’es prof. Tu maîtrises l’art de la patience, même si des fois, tu grinces un peu des dents derrière ton sourire fake quand ça fait dix fois que tu dis à Jonas d’ouvrir son cahier à la page 10 ou que la p’tite Alice se lève quinze fois pour aller se moucher bruyamment.

T’es prof. T’as touché à pas mal de trucs louches sur (ou dessous) un bureau, mais t’aimes mieux pas en parler. T’es ben content d’avoir ta bouteille de Purell format Costco sur ton bureau, surtout durant la saison de la grippe.

T’es prof. T’as du chocolat, des bonbons, des peanuts, des barres tendres cachés dans ton bureau, mais t’as de la misère à manger un lunch décent le midi, soit par manque de temps ou de volonté de t’en faire un.

T’es prof. Tu bois du p’tit vino. Les jeudis, vendredis et samedis soirs en particulier, mais parfois aussi les lundis, mardis et mercredis, quand la semaine est plus rough.

T’es prof. Ta job se termine pas en dépunchant à cinq heures. T’amènes souvent ton sac d’école (parce que oui, t’en as encore un même si t’es pus étudiant), mais tu le laisses traîner dans l’entrée pour finalement le rapporter le matin suivant après avoir accompli nada. Des fois, dans des élans de motivation, tu l’amènes même la fin de semaine.

T’es prof. Dans les rushs de fin d’étape, ta consommation de caféine et de muffins du p’tit café du coin augmente de façon exponentielle, alors que tu t’affaires à corriger les 150 copies qui te restent. Ça t’arrive d’échapper quelques gouttes de café sur une ou deux copies, mais bon, y’a personne qui va te blâmer.

T’es prof. T’arrives à te souvenir du nom de tes 200 élèves actuels, mais aussi de ceux que t’as eus y’a cinq ans, sauf que t’as de la misère à te rappeler où t’as laissé tes clés, ou quel jour on est (sauf quand c’est vendredi ou un soir de pleine lune).

T’es prof. Ton côté humain est pas mal développé. Tu sais que chaque élève vient avec un certain bagage, un certain background. T’es conscient qu’il y en a qui sont moins chanceux que d’autres, pis des fois ça te brise le cœur.

T’es prof. Tu t’investis dans ta job à 110 %. Tu t’impliques sans compter, parce que tu le fais par passion pour les jeunes. T’espères secrètement être un modèle pour eux et les inspirer à quelque chose de grand. Tu souhaites laisser une marque dans leur vie et les accompagner du mieux que tu peux.

Source photo de couverture: Unsplash

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