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Comment diminuer son empreinte écologique en 5 étapes

J’écris ce texte fin septembre, ignorant les futurs résultats des élections provinciales. Appuierons-nous un parti qui milite pour la sauvegarde de l’environnement, ou pour un autre qui préconise plutôt l’économie? Les enjeux climatiques devraient être à l’avant-plan de toutes les promesses électorales et pourtant, ils sont passés sous silence pour plusieurs. L’État et les compagnies qui polluent doivent faire des compromis en matière d’émissions de GES (gaz à effet de serre) et se mettre en mode protection des terres et des rivières. Et il faut qu’ils le fassent maintenant.

De notre côté, nous, citoyennes et citoyens, devons également faire notre juste part. À ce propos, voici certaines stratégies pour  vous aider à diminuer votre empreinte écologique!

Mais d’abord, l’empreinte écologique se caractérise par la pression qu’un individu ou un groupe d’individu exerce sur la planète : « En d’autres mots, si chacun avait le même mode de vie qu’un Américain moyen, la population mondiale aurait besoin de 5 planètes bio-productives afin de nourrir, habiller et héberger chacun d’entre nous », explique le Fonds Mondial pour la Nature (WWF)[1]. La surconsommation y est pour beaucoup, les entreprises prônant le minimalisme et la décroissance sont en essors, et il est bon de s’y intéresser!

  1. Acheter moins et apprendre à réparer et repriser ses vêtements.

On ne se le cachera pas, l’industrie du vêtement est une des plus polluantes. On achète même quand on n’en a pas besoin. Une robe noire sans manche, une à manches courtes, une à manches mi-courtes, une à manches mi-longues, une à manches longues. 5 robes. 20 t-shirts, 10 hoodies, 10 jupes, 20 robes, 25 paires de bobettes… Si, par exemple, ça te prend 3 mois pour faire le tour de ton linge propre avant d’avoir besoin de faire la lessive, c’est que peut-être tu as trop de vêtements. J’ai déjà eu cette fâcheuse manie. Je me sentais bien en magasinant, je me faisais plaisir. Mais je n’achète plus qu’un morceau par année depuis maintenant presque 5 ans. Le reste, je le recouds à la machine, à la main. On peut donner ce qu’on ne met plus aux œuvres de charité, aux friperies, mais reste que le recyclage textile n’est plus aussi florissant qu’il l’était, et que trop de tissus ne se récupèrent plus…

  1. Voyager autrement qu’en voiture.

Ça paraît plus simple en ville c’est sûr! Mais outre le métro et l’autobus, plus accessibles dans les grands centres, il reste les options du covoiturage, du vélo et de la marche…  Quand j’habitais à Québec, je faisais tout à pied! St-Sauveur, St-Roch, St-Jean-Bapt, Vieux-Québec, Limoilou et même Lévis en passant par le bateau… Je ne prenais l’autobus que pour monter à l’Université, le reste de mes trajets se faisaient à pied. Depuis que je suis à Montréal, je vais partout à vélo, c’est mon moyen de transport par excellence, tout ce qui a de plus vert en plus!

  1. Prioriser les produits d’ici!

Équiterre parle du kilométrage alimentaire[2] quand il est question du chemin parcouru par les aliments provenant de l’étranger. Ce trajet, franchi par avion, bateau, camion, produit un nombre important de GES, alors que le Québec possède lui-même une industrie alimentaire florissante. Bien sûr, on ne retrouvera pas nos kiwis et ananas chéris dans le marché québécois, mais pour ce qui est des patates, des tomates, des carottes, de l’ail et de bons nombres de produits, prioriser le marché local est salutaire. En plus, les produits qui viennent de l’étranger ont tendance à être extrêmement suremballés!

  1. Bannir les déchets superficiels.

Amener ses propres sacs à l’épicerie, choisir les concombres québécois au lieu des concombres anglais qui viennent automatiquement dans un emballage plastique, visiter les épiceries en vrac, amener sa tasse dans les cafés (qui donnent de plus en plus des rabais pour encourager la chose), emballer ses cadeaux dans son recyclage, visiter moins d’endroits comme le Dollarama, le Walmart et le H&M (qui préconise l’obsolescence programmée) sont tous des moyens de bannir les déchets facilement.

  1. Devenir végane.

Allo! Ça en fera certainement grincer plusieurs, mais saviez-vous que l’alimentation des végétaliens émet 7 fois moins de GES que celles des omnivores[3]? L’exploitation des terres agricoles est une industrie particulièrement polluante. D’abord, la déforestation pour créer les espaces cultivables et/ou les enclos du bétail, ensuite l’épandage des fertilisants chimiques, puis le bétail lui-même qu’il faut nourrir avec une production accrue, on parle entre autres de 90% du soya et 80% du maïs cultivé en Amérique du Nord qui lui est destiné[4]. Des animaux qui produiront eux aussi des déchets (oui, oui, on parle ici du méthane qui sort tout droit du cul de l’enfer), et tout cela sans compter l’utilisation désastreuse d’eau potable par l’industrie, on calcule que 70% de la consommation mondiale d’eau se fait dans le secteur de l’agriculture[5]. Des chiffres qui épuisent, mais qui dévoilent également que le véganisme n’est pas qu’une mode de bobos, mais bien un projet de société pour le futur!

Et vous, avez-vous fait le test? Vous pouvez même calculer votre propre empreinte carbone ici!

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Source photo de couverture

[1] http://wwf.panda.org/fr/wwf_action_themes/modes_de_vie_durable/empreinte_ecologique/

[2] https://equiterre.org/fiche/kilometrage-alimentaire

[3] http://francoisestereo.com/les-vrais-males-preferent-la-viande-convergences-du-feminisme-et-de-lantispecisme-1/

[4] https://quebec.huffingtonpost.ca/elise-desaulniers/jour-de-la-terre-habitudes-durables_b_5191137.html

[5] https://planet-vie.ens.fr/content/eau-activites-agricoles#les-besoins-en-eau-de-l-agriculture

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