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Hello love (ça faisait un bail)

Sur un air de guitare qui résonne dans ma tête, une chanson d’amour, un frisson qui nous guette. Hello love, ça faisait un bail, comme d’autres ont chanté, tiens v’là l’bonheur, où c’est qu’t’étais.

On a encore mal quand nos cœurs s’adonnent, mais on réussit parfois à faire taire cette peur qui nous ronge à l’intérieur, avec des caresses et quelques baisers maladroits, hello love, ça faisait un bail, on ne se rappelle plus trop comment on fait.

En fait, on se rappelle surtout quand tu nous as quittés, comment on s’est sentis abandonnés dans la froideur de ton départ, un au revoir sadique, une blessure trop profonde qui laisse le cœur à l’agonie, goodbye love, ça faisait un bail, et on s’en mordra longtemps les doigts de t’avoir laissé rentrer avec tes papillons dans le ventre et tes frissons sur la nuque.

Comme les animaux blessés, on s’est retirés le temps de guérir nos plaies. Comme les chevaliers qui ont dû baisser pavillon devant leur quête inachevée, on a trouvé refuge dans l’ermitage, le temps de reprendre des forces, de faire la paix. Goodbye love, ça faisait un bail, on s’est bien cachés pour éviter d’être retrouvés.

Pourtant, comme un vieil ami, on finit toujours par se revoir, tu nous donnes de tes nouvelles, alors qu’on n’en attendait plus. Hello love, ça faisait un bail, on ne se rappelle plus trop comment on fait.

Comme un vieil ami, on va te laisser rentrer et poser tes choses, pour se remémorer des souvenirs qui gravitent encore dans nos têtes, des temps meilleurs que nous avons partagés, des sourires gravés dans le cœur qui reprend lentement le rythme du bonheur. On va t’inviter à rester, encore une fois, la bonne cette fois-ci, on va se jurer que c’est bien la bonne, même si l’on connaît ton tempérament incertain, même si tu nous files entre les doigts plus souvent qu’à ton tour, parce que cette fois sera peut-être la bonne, parce que cette fois, on va faire en sorte que ce soit la bonne.

Hello love, ça faisait un bail, on ne se rappelle plus trop comment on fait, mais ne t’en fais pas pour nous, on commence enfin à se rappeler.

Par Simon Guérard

Source : Pixabay

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