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Mes maladresses humaines

Hier, la pluie est tombée.

La pluie est tombée et m’a trempée. Je suis arrivée à mon rendez-vous mouillée, le mascara coulé et les cheveux mêlés.

Hier, le sérieux est tombé et on a ri. On a ri parce que c’est pas grave. On a ri parce qu’on est chanceux de vivre quelque part où la pluie peut tomber soudainement et nous donner de belles anecdotes. Pis on a surtout ri parce que ça nous est tous déjà arrivé.

Hier, c’était une belle journée.

Par contre, certains jours, les maladresses ne me font pas aussi bien sentir qu’hier. Il y a des jours où elles me font sentir honteuse, gênante et pas à la hauteur.

Avant-hier, j’étais triste. Des maladresses devant des gens pas trop connus ont amené la visite de pensées trop bien connues.

J’étais triste à cause des autres. À cause de ce qu’ils pouvaient penser. J’ai reviré de tous bords tous côtés les préjugés qu’ils pouvaient lancer. J’ai préparé des discours de justification.

Puis, j’ai réalisé que tout ce mal était même pas à cause de quelque chose que j’avais fait, mais bien à cause de ce que les autres pensaient que j’avais fait.

Des maladresses anodines, des maladresses normales, des maladresses spontanées. Des maladresses cutes, que disent mes amis.

La réalité, c’est que je suis maladroite. J’ai le coeur plus gros que la panse, les pensées plus rapides que la raison, tout m’impressionne et j’ai pas la patience d’attendre pour découvrir. J’ai une passion difficile à contenir qui me brûle bien souvent et j’ai réellement de la difficulté à avoir l’air calme et posée.

La réalité, c’est que quand j’essaie de m’exprimer, y’a ben des chances que ça sorte tout croche. Mon quotidien est fait de joues écarlates devant mes kicks, de mains qui tremblent devant des gens importants, de taches de café sur mes chandails blancs et de paroles prononcées trop rapidement. Mon quotidien est composé de fous rires incontrôlables, d’expressions non contrôlées et de sentiments difficiles à cacher.

Et c’est normal, parce que je suis humaine. Toujours, avant tout. Je ne comprends pas pourquoi on devrait culpabiliser d’avoir l’air de ce qu’on est vraiment.

Une humaine qui a des mauvaises journées, une humaine qui pleure parfois pour rien et qui a un tas d’émotions. Une humaine qui se force à ne plus aimer ou à trop aimer, une humaine qui essaie de bien faire les choses, mais qui échoue parfois. Humaine, tout comme toi.

On pourrait peut-être jeter le costume du robot, dévoiler notre vraie nature.

Dans ma vie, il n’a jamais été question d’électricité bien contrôlée. Toujours d’un gros feu qui est difficile à maîtriser parfois.

« Feu, feu, joli feu, ton ardeur nous réjouit. »

Honey, c’est correct de brûler un peu trop fort de temps en temps.

Source photo de couverture : Unsplash

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