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Face aux changements 

Tout bonnement, on se retrouve face à l’ancien soi, après qu’on ait faire une série de changements plus ou moins représentatifs. On se retrouve face à l’ancien soi, et face à qui d’autre? À tous ceux qui restent? À tous ceux qui ne nous ont pas tourné le dos? Parce que c’est bien connu : quand on change des habitudes qu’on a, quand on change ce qu’on est tout court, on peut faire face à des dos tournés, à des portes fermées et à des airs de bœuf semi-timides, mal à l’aise, qui chuchotent sur notre passage. 

J’ai pas vraiment d’exemple concret en écrivant ce texte, seulement l’amertume sur les lèvres de ce sentiment que l’on vit tous un peu trop souvent. Ça n’a pas besoin d’être de grands changements, mais ce l’est parfois. Ce qu’il faut comprendre, par contre, c’est que peu importe l’ampleur d’un changement que quelqu’un va faire, cette personne-là le fait pour une bonne raison. On change rarement quelque chose pour le fun de se mettre au défi de rusher à changer quelque chose, right? 

T’arrêtes pas de manger de la viande pour relever un défi; t’arrêtes de manger de la viande pour des raisons un peu plus poussées que ça. T’arrêtes pas de consommer du café pour le fun de ne plus consommer de café; tu lâches la caféine pour des raisons de santé ou autres. Tu ne changes pas de travail sur les caps de roues comme ça, juste pour dire « J’ai changé d’emploi! »; tu le fais pour relever de nouveaux défis, pour mieux t’accomplir ailleurs ou parce que ton environnement de travail ne te convenait plus. Vois-tu ou je veux en venir? 

Quand quelqu’un change quelque chose dans sa vie, il y a une batterie de raisons derrière ce changement, aussi petit soit-il, conscient ou inconscient, qui amènent exactement à la nouvelle réalité. On part donc d’une réalité A, qui peut amener des insatisfactions ou d’autres sentiments plus ou moins agréables, à une réalité B, qui, pour une certaine période de temps, aura possiblement la chance de nous faire sentir bien/mieux/ou du moins, différent.

Tu crois pas qu’on a un rapport étrange au changement ? Qu’on questionne mal et trop peu et qu’on prend peur trop rapidement? Qu’on se demande pas assez souvent quels sont les réelles motivations derrière un changement, une mise à jour? Guys! Si on permet à nos téléphones, nos applis et nos ordinateurs de faire des mises à jour aussi souvent sans les jeter et leur tourner le dos, ce serait pas raisonnable de laisser les gens autour de nous faire leurs updates sans les juger? J’veux dire, y’a le monde dehors, des réalités pour chaque lettre de l’alphabet et, plus encore, des retours en arrière possibles dans nos changements. On est loin d’être cristallisé et notre évolution est sans frontières.

On devrait pouvoir faire les changements physiques, d’attitudes et de mode de vie que l’on veut, sans avoir peur d’être mis de côté ou carrément renié par notre entourage proche ou lointain. On devrait pouvoir changer de programme d’études 50 fois sans se faire dire qu’on devrait se brancher et surtout sans se faire dire qu’on est donc mêlés.

On devrait pouvoir changer comme les saisons pis que ce soit juste ben normal et prévisible.

Allez, laissez-moi être l’automne pour un moment.

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