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Des lectures pour illuminer novembre

On le sait, le mois de novembre n’est jamais facile pour le moral. Les journées raccourcissent, les arbres ont perdu leurs couleurs, le ciel explore toutes les nuances de gris imaginables. C’est le début du froid, sans la beauté de la neige. Pas étonnant que cette période marque l’arrivée de la déprime saisonnière pour plusieurs personnes.

Ne désespérez pas tout de suite! Les journées grises et moches sont le prétexte parfait pour rester à la maison sans se sentir coupable. Enfilez votre plus beau pyjama, emmitouflez-vous dans vos doudous et servez-vous votre boisson favorite. Voici trois lectures pour illuminer votre mois de novembre.

#1. Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Jonas Jonasson

La prémisse est simple : le jour de ses cent ans, Allan Karlson décide de s’enfuir de sa maison de retraite pour ne pas célébrer son anniversaire avec les autres pensionnaires. Dès sa sortie, les choses se corsent et le vieil homme se retrouve pourchassé par des bandits avant d’être recherché par la police. Les revirements s’accumulent, plus farfelus les uns que les autres, et on fait défiler les pages, curieux de savoir comment tout ça va finir.

Parallèlement à la fuite, le roman retrace l’histoire de ce personnage à travers les événements marquants du 20e siècle. Un peu comme Forrest Gump, il a rencontré plusieurs personnalités influentes au cours de sa vie en plus de participer de près ou de loin à différents conflits mondiaux. Pas étonnant qu’Allan Karlson, artificier notoire et criminel à ses heures, ait cherché à fuir la monotonie de la pension, lui qui a vécu tant de choses.

#2. Le liseur du 6h27, Jean-Paul Didier Laurent

Ce roman, pour moi, c’est la beauté des petites choses ou le désir de trouver un peu de magie dans un quotidien monotone. C’est du moins ce que fait Guylain Vignolles chaque matin, en lisant dans le métro des pages de livres qui seront détruits et recyclés. Les extraits s’enfilent pêle-mêle, mais les mots seront lus une dernière fois avant de disparaître. On imagine les inconnus du métro, encore engourdis de sommeil, qui écoutent cet homme lire tour à tour une recette de pot-au-feu, un manuel de mécanique automobile ou un roman à l’eau de rose. Quelle belle idée!

Ajoutez à cela un collègue ayant perdu ses jambes dans un accident de travail, de vieilles dames groupies du liseur et une mystérieuse préposée des toilettes qui compte les tuiles des cabinets comme on compterait les pièces d’un coffre au trésor, et vous obtenez un roman sympathique et amusant qui a le défaut de se lire trop vite.

#3. Je ne tiens qu’à un fil, mais c’est un très bon fil, Sylvie Laliberté

Quand je serai grande, je veux être comme Sylvie Laliberté et regarder toujours la vie avec mes yeux d’enfants.

Dans ce livre unique, l’auteure nous offre des parcelles de sa personne, de l’enfance à la vie adulte, qu’elle accompagne de photos de soldats en plastique et de fraises à la guimauve. Les différents fragments forment un recueil de pensées, qu’on ouvre au hasard quand on a besoin d’un petit remontant. Son humour et sa douceur nous force à revoir certaines conventions sociales et à rire de nos habitudes. Il devient évident que, dans un monde où les autres dictent trop souvent notre façon d’être, il est ardu de découvrir qui on est vraiment. Pourtant, à l’exemple de Sylvie, on finit par y arriver, une guimauve à la fois.

Photo de couverture : Anthony Tran, Unsplash

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