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J’aime chialer

Je peux dire haut et fort que je suis « pour » le chialage. Oui, ça arrive que ce soit un peu lourd dans certaines occasions, mais on ne se cachera pas que de chialer, ça fait du bien. On dit toujours qu’il faut « sortir le méchant », alors je ne vois pas pourquoi ensuite on s’empêcherait d’étaler nos mécontentements à qui veut les entendre, ou pas.

Je suis pour le chialage. Celui qu’on crie quand ça ne fait vraiment pas notre affaire. On a le droit de s’assumer et de le dire quand la vie ne va pas dans le sens qu’on voudrait. Si je me lève un matin de mauvaise humeur, je ne m’excuserai pas d’avoir une journée de marde. C’est peut-être un peu plate pour mon collègue de travail, mais lui aussi a ses journées.

Je trouve ça presque beau chialer. Ça nous représente bien. Il fait chaud, on le dit. Il fait trop froid, on le dit aussi. On n’est jamais contents, mais ça meuble les conversations. Au fond, on est heureux quand même. On chiale juste pour combler les silences ou se rapprocher de quelqu’un. Quand on trouve le même sujet de chialage, ça rapproche. C’est comme se trouver une passion commune, mais un peu plus négative et qui fonctionne avec les gens de tous les âges.

Chialer ça fait un peu partie des conversations de tous les jours. C’est peut-être négatif, mais ça fait du bien de se vider le cœur une fois de temps en temps. Faut pas avoir peur de le dire quand ça va mal ou quand quelque chose nous gosse profondément. Il y a des façons de se révolter poliment pour dire ce qui nous chicote le cœur.

Moi, le chialage, je trouve que ça fait du bien. J’assume pleinement quand tout va bien, même que j’en gosse le monde avec mon humeur trop pimpante. Je fais la même chose quand tout va mal, je gosse le monde avec mon humeur toute croche, pis c’est correct aussi.

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