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Décembre, tu me fais suer

 

Le fameux mois de décembre. Le mois où notre cœur chatouille un peu sans trop qu’on sache pourquoi… Pour certains, ça s’appelle la magie des fêtes, pour d’autres, c’est plutôt la fin de session.

Décembre, tu sais toujours comment nous réjouir.

Mais, comme un fruit délicieux, tu as ton lot de pépins. Tu es officiellement considéré par nulle autre que moi-même comme étant le mois le plus haut en transpiration involontaire. Tu as su, petit sournois, arriver devant l’incomparable juillet. Parce qu’en juillet, on s’y attend et on porte des camisoles. On peut même apprécier le petit teint glowy.

Il faut dire qu’il n’y a aucun mois aussi stressant que décembre. Les examens, la course aux jouets, les partys en familles (ou pire, de bureau), les conversations forcées… sans parler des autres activités qui font suer : la danse en état d’ébriété, par exemple. Il n’y a aucun autre mois aussi hypocrite, aucun autre mois qui te crie « Eille, il fait froid dehors, c’est le temps de porter des couleurs vives! » pour ensuite te faire enfiler un manteau de 20 livres sur le dos avant de te faire courir après ton autobus et d’arriver à destination les aisselles cernées.

Le réflexe qu’on a, en général, c’est d’arrêter de porter des belles couleurs flyées pis de devenir drabe, ou même de se tenir les bras croisés toute la journée. Ce sont les pires réflexes, si tu veux mon avis : la vie est déjà assez pénible quand t’as les « t’sour » de bras humides à longueur de journée, s’il fallait qu’on s’empêche d’avoir du fun en plus…

On ne devrait pas avoir à se sentir gêné ou sale parce qu’on transpire. C’est signe que notre corps fonctionne comme il faut, pis tant que ça n’embaume pas la pièce, tout le monde est en mesure de comprendre ça. C’est pas dégueulasse, et on est plus à l’ère de rire du monde parce que le corps effectue ses fonctions et qu’on a le t-shirt foncé sous les bas. On devrait s’assumer. On est en 2018, presque en 2019 ; on devrait se redonner le droit de transpirer tranquille.

Décembre, tu me rappelles que je suis juste un être humain et que je ne peux pas trop m’en demander. Tu me rappelles que je n’ai pas à être malléable aux valeurs sociétales.

Je vis, je sue et je me laisse croire que je ne devrais pas le montrer. Je ne suis pas dans une mauvaise comédie romantique où la fille se réveille maquillée, rasée, sèche même en été. Je fais ce que j’aime chaque jour, à la sueur de mon front, de mon dos, de mes craques, de mes plis et de mes derrières de genoux.

T’as des cernes sur ton chandail? So what? Don’t sweat it plus que tu ne le fais déjà.

C’est la marque du travail fort. L’emblème des cœurs vaillants.

Malgré tout, si ça te gêne vraiment et que tu fais partie des adeptes de l’antisudorifique (parce que le déo, ça règle pas les spots), il parait que de l’appliquer avant de se coucher est plus efficace puisqu’on sue moins et que ça a le temps de pénétrer dans la peau. On peut aussi simplement mettre un chandail de coton si la coupe de notre vêtement nous le permet. Sinon, certaines compagnies ont développé des patchs anti-auréoles que tu peux tout simplement coller sur l’intérieur de l’étoffe de ton chandail. Il y en a des jetables et d’autres lavables (parce qu’on n’a pas besoin de produire plus de déchets). Par contre, plutôt que d’acheter les jetables (ça revient assez cher…), beaucoup optent pour coller des protège-dessous. Quand on y pense, c’est déjà discret, autocollant, et ça absorbe.

Sur ce, je vous souhaite un bon temps des fêtes et je vous rappelle qu’une bonne respiration permet d’éviter son équivalent de transpiration!

Source photo couverture

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