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De la magie pour Noël

Noël a toujours été ma fête préférée. Le temps des Fêtes est mon moment favori de l’année. Je suis une amoureuse de la magie de Noël. Je pense qu’une partie de moi croira toujours un peu au Père Noël. En fait, j’espère que ce sera le cas.

J’espère continuer d’être émerveillée quand la neige tombe, même quand c’est la trentième fois depuis le début de l’hiver.

J’espère continuer d’avoir un peu des papillons dans le ventre en écoutant Boréal Express, avoir les larmes aux yeux quand le petit garçon n’entend pas le son du grelot, parce que c’est tellement vrai que parfois les choses les plus réelles sont invisibles.

J’espère continuer à regarder ma famille avec des yeux émerveillés de petite fille alors qu’un brouhaha règne autour du sapin. Je veux continuer de refuser d’écouter de la musique de Noël avant le premier décembre parce que j’ai peur que ce ne soit plus « spécial » rendue au jour J, parce que je veux préserver la magie, préserver sa valeur. Je veux continuer d’avoir envie de faire des bonhommes de neige avec mon frère.

Je sais que Noël est à la base une fête religieuse et que c’est devenu quelque chose de très commercial, le miroir de notre triste surconsommation. Toutefois, je pense surtout que Noël est ce que nous voulons qu’il soit. On peut lui trouver des défauts, mais c’est nous qui le forgeons au fond. Par exemple, cette idée de donner des cadeaux peut paraître superficielle, un besoin de donner quelque chose de tangible pour prouver l’intangible, une raison de se créer des besoins, de surconsommer. Par contre, ce serait dire qu’on ne peut donner que du matériel neuf pour Noël alors que ce n’est pas le cas, j’achète plusieurs de mes cadeaux en friperies, on peut aussi donner du temps, des activités, des services.

Aussi, je crois que cette idée de donner a du bon. Entre autres, pour les enfants, elle insère dans leur esprit l’idée du don, du partage et cette toute petite idée, en vieillissant, peut se transformer en quelque chose de tellement plus grand. Elle peut se transformer en don de soi, en empathie, en participation au changement et au progrès, en aide humanitaire, etc.

Je sais que Noël ne fait pas disparaître tout ce qu’il y a de moins beau, je sais que ce moment a certaines coutures moins jolies. C’est à nous d’ajuster les choses, de ne pas choisir l’excès. C’est à nous de faire de Noël ce que nous souhaitons qu’il soit. Je sais que Noël ne fait pas disparaître les malheurs personnels, mais il peut peut-être enjoliver les petits bonheurs. Profitons de l’occasion pour laisser notre cœur ramollir devant ce qui est réellement essentiel, mais aussi devant les petites choses futiles en apparence, mais qui ont le don de faire sourire.

Même le Grinch aime Noël finalement. Il réalise que Noël ne vient peut-être pas d’un magasin, peut-être que Noël, c’est un peu plus que ça.

J’ai l’air d’une enfant à y croire si fort, mais c’est correct. C’est ce que je vous souhaite, laissez-vous être des enfants à nouveau. Prenez le temps de respirer, de regarder les gens que vous aimez et d’être reconnaissants. On n’a malheureusement pas tous la même chance, mais je me dis que vous pouvez sans doute trouver au moins une toute petite chose dans votre vie qui vous rend reconnaissants si ce n’est simplement le fait d’être vivants, de vivre, de respirer.

Ressentez le vent froid sur vos joues et réalisez que vous avez de la chance de pouvoir ressentir ça. Allumez les lumières de Noël, regardez votre entourage parler, fermez les yeux juste un instant, profitez de ce moment précis, parce qu’il ne reviendra pas. Et ce n’est pas triste, mais il mérite qu’on le chérisse. Construisez votre magie de Noël, parce que c’est beau, c’est beau, entre deux rires aux vapeurs de chocolat chaud, de croire tout d’un coup que tout est possible. Si les enfants arrivent à croire qu’un monsieur barbu habillé en rouge rentre par la cheminée pour déposer discrètement des cadeaux pour eux, moi aussi je veux y croire, moi aussi je veux avoir droit à la magie. Ce n’est pas parce que je suis majeure maintenant et qu’il paraît qu’il y a un âge limite pour croire au Père Noël que je vais me priver de la magie du temps des Fêtes, je ne vous le souhaite pas non plus.

Et poussons la fantaisie, peut-être que ce soupçon de magie nous poussera, onze autres mois par année, à croire que tout est possible.

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