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À chacun son Noël

Comme Noël est le sujet de l’heure, je me suis dit que je ne pouvais pas ne pas en parler.

Chez nous, décembre a toujours été le mois le plus convoité de l’année. Ma mère commence son décompte de Noël avant même que les feuilles aient changé de couleur et elle prévoit son menu presque un an à l’avance.

À peine les décorations d’Halloween rangées, le sapin est installé, la couronne est accrochée et les lumières sont posées. Impossible d’entendre autre chose que des chansons de Noël dans la maison et gare à toi si tu as oublié d’allumer le sapin en rentrant.

C’est un peu intense, oui, mais ça rend le mois de novembre plus agréable et l’arrivée de l’hiver plus tolérable. Même si je la trouve quétaine par bouts, j’ai toujours admiré les efforts que ma mère fait pour répandre la magie de Noël à sa façon.

Malgré la tradition, mes parents n’avaient pas la même vision de Noël quand ils se sont rencontrés. Ce n’est pas tout le monde qui apprécie ce temps de l’année et qui en garde de bons souvenirs. Ce ne sont pas toutes les familles qui fêtent Noël de la même façon; il y en a même qui ne le fête pas du tout et c’est bien correct.

Dans mon cas, mes parents se sont entendus sur l’importance de souligner Noël et, pour eux, c’était une question de valeurs. Le partage, la bienveillance, la générosité, l’altruisme, l’amour. Ces valeurs familiales qui, pour nous, sont la définition même de Noël. Inculquées dès notre jeune âge, elles nous ont permis de voir Noël autrement et de miser davantage sur l’« immatériel ».

De plus en plus, on réalise que le temps des fêtes est synonyme de surconsommation, de matérialisme et de pollution. Outre ces enjeux, Noël occasionne aussi beaucoup de stress et de conflits. Que ce soit le fait de recevoir, de magasiner des cadeaux ou de jongler avec des horaires divergents, Noël peut rapidement devenir lourd à gérer.

C’est comme si plutôt que de nous faire profiter des choses simples de la vie, Noël avait tendance à rendre ça plus compliqué. Mais si au lieu de vouloir que tout soit parfait, on décidait de fêter Noël comme bon nous semble? Si on décidait de se faire un Noël pas comme les autres ou, du moins, pas tout à fait traditionnel?

Un Noël où les cadeaux ne sont pas nécessairement à l’honneur, où la date de la célébration n’a pas autant d’importance, où chacun met la main à la pâte. Un Noël où on s’offre de beaux moments ensemble plutôt que des objets dispendieux, où on choisit une date pour accommoder tout le monde plutôt que de se confiner au 24-25 décembre, où chacun s’implique pour alléger la tâche de la personne qui reçoit. Un Noël où on revient aux valeurs de base qui rendent cette fête si magique plutôt que de se cloîtrer dans une vision faussée par notre société capitaliste.

Parce que les attentes et les standards liés à cette fête sont tellement élevés qu’on en oublie parfois l’essentiel. Parce que l’importance et la beauté de Noël résident avant tout dans les personnes qui y participent. Et même si Noël est une tradition culturelle, à chacun son Noël et sa façon de le célébrer.

Sur ce, je vous souhaite un très joyeux Noël (à votre façon)!

Source photo de couverture : Unsplash

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