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Pourquoi j’achète mes livres

Faites-vous partie de ces gens qui entrent en librairie avec l’idée d’y dénicher une perle qui les sortira de leur réalité quelques heures, mais qui, à travers les rayons, s’étonnent du prix des livres? Je vous l’accorde, un livre peut paraître cher, mais je crois que tous les acteurs qui sont nécessaires à sa conception, de son écriture à sa mise en tablettes, justifient ce coût qui vaut amplement la peine d’être payé! C’est pourquoi, aujourd’hui, je vous parle des raisons qui m’amènent à acheter des livres papiers plutôt qu’électroniques et, qui plus est, de le faire chez des libraires indépendants plutôt que de les acheter dans les grandes surfaces ou de les emprunter à la bibliothèque.

Il est vrai qu’écrire un livre peut sembler simple. Pourtant, c’est une activité qui demande beaucoup de temps, d’énergie et même, parfois, de sacrifices. Certains auteurs écrivent quelques mois et hop! un nouveau roman est né. En revanche, pour d’autres, le processus est plus ardu et s’étale sur plusieurs années. Pendant tout ce temps, que retirent-ils de leur travail ? Pas grand-chose, si ce n’est l’admiration et l’encouragement de leurs proches et, s’ils ont déjà publié auparavant, de leurs lecteurs établis. L’acquisition de l’œuvre d’un auteur par les lecteurs constitue donc, pour lui, sa principale source de revenus par rapport à tous les efforts qu’il aura déployés – à ses frais – au cours des derniers mois, voire des dernières années, avant la sortie de ladite œuvre.

Cela dit, un livre qu’on étiquette 20$ en rapportera deux à l’auteur et, à plus grande échelle, il lui faudra vendre cent copies pour gagner 200$ seulement. Considérant que c’est seulement 10% des ventes qui va directement dans les poches de celui ou celle qui a imaginé, et mis sur papier, l’histoire qu’on achète, vous l’aurez deviné : très peu d’auteurs peuvent entièrement vivre de leur plume, surtout dans une industrie littéraire aussi restreinte que celle du Québec. Par restreinte, j’entends qu’un livre écrit dans un français pas tout le temps si international que ça, est moins susceptible de rejoindre la même masse de gens que le français international qu’on connaît à toutes ces traductions américaines ou européennes qui font le tour du globe.

HINT : En guise de comparaison, la population québécoise s’élève à 8,3 millions, soit huit fois moins nombreuse que celle de la France qui s’élève à 67,1 millions. Ça en fait des lecteurs en moins! Surtout quand on se demande combien de gens, sur ces 8,3 millions, sont réellement en mesure de lire et combien prennent plaisir à le faire… Vous imaginez-vous mieux l’importance qu’on joue en tant que consommateurs littéraires?

Se procurer un livre papier dans une librairie indépendante est gratifiant! C’est cozy, chaleureux, invitant! On y encourage notre industrie littéraire et nos auteurs – qui y sont vraiment mis de l’avant! – en plus d’avoir accès à des conseillers passionnés et attentifs, à une approche humaine de la littérature, à un choix varié et à un charme créateur qui, je trouve, ne se ressent pas à travers notre recherche sur Amazon ou chez ces grandes surfaces qui nous proposent, la plupart du temps, des tablettes entières remplies d’une panoplie de titres best-sellers.

Lors de l’achat d’un livre, ce sont là tous des détails à garder en tête, tout autant que le fait que notre bibliothèque est bien plus impressionnante dans notre salon, bien garnie, que sur notre écran ; que le feeling du papier sous nos doigts, c’est doux, et qu’on peut prendre le temps de bâtir notre petite source de bonheur et d’en tirer le livre qu’on veut, pour le lire quand on veut, et ce, sans la contrainte de temps de location de la bibliothèque.

Alors, voilà! En cette veille de Noël, s’il vous reste des cadeaux de dernière minute à vous procurer, je vous invite à encourager votre libraire du coin ou, encore, à visiter le site des libraires, tout simplement : vous arriverez certainement à y trouver votre compte!

Bonne lecture et joyeuses fêtes!

Source : Unsplash

One thought on “Pourquoi j’achète mes livres

  1. D’accord pour la démarche en faveur des librairies indépendantes, mais d’un point de vue de l’auteur, le livre électronique c’est très bien, voire même mieux, car il y a moins d’intermédiaires.

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