Menu

Une toute petite fille au Vietnam (1/3) : la touriste

24 heures s’étaient déroulées depuis mon départ du Québec. J’avais laissé derrière moi des êtres chers et une vie de confort pour l’instant de quelques mois afin de vivre une expérience unique. 24 heures s’étaient déroulées, et je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre.

À peine arrivée, j’étais fébrile de rencontrer l’inconnu. Une coquerelle croisée dans les salles de bain de l’aéroport, 40 °C de différence, des visages totalement inconnus, ça y est, j’y suis : « Good morning Vietnam ».

Il y a un an, presque jour pour jour, je préparais mes valises afin de terminer ma dernière année de baccalauréat en architecture dans la capitale du Vietnam, Hanoï. C’était une première pour moi : c’était la première fois que je partais en voyage, la première fois que je quittais le continent, la première fois que je prenais l’avion, la première fois que j’allais vivre en appartement, la première fois que j’allais voyager seule. 

Les premiers jours (ainsi que tous les jours qui ont suivi) furent une succession de péripéties, et ce ne fut pas à ma grande surprise. En partant dans un pays d’Asie du Sud-Est, tu sais que tu vas vivre quelque chose de complètement fou et qui te sortira de ta zone de confort, mais tu ne sais jamais à quoi vraiment t’attendre avant d’y mettre les pieds pour vrai.

Les déplacements

Du trafic continuel, des voitures qui zigzaguent et qui ne cessent de klaxonner, des routes cabossées et dangereuses, les déplacements à moto, en voiture ou encore en bus sont une aventure toutes les fois. Des casques mal ajustés, l’absence de ceinture de sécurité, un nombre de passagers qui dépasse deux fois la capacité maximale, c’est le quotidien au Vietnam. Il ne suffit que de croire en la vie et de souhaiter qu’il n’arrive rien. Et cela est tout aussi valable pour les déplacements à pied. 

Traverser une route a probablement été le défi le plus stressant de mon voyage. Au Vietnam, il n’y a pas de traverses pour piéton, et personne ne suit les règles de circulations, il faut donc se lancer sans avoir peur. Tu marches toujours au même rythme sans te « soucier » des dizaines de voitures et des motos qui avancent vers toi. Marche et tout va bien aller. Elles devraient t’éviter.  

Les trottoirs

Impossible d’y marcher. Si le trottoir est libre, c’est qu’il y des trous et des débris, un branche cassée au sol, des fils électriques à découvert, un combat de coqs en cours, ou bien encore un atelier de soudure extérieur [quoi de plus sécuritaire?]. Partout ailleurs, les trottoirs sont utilisés pour étendre la vie des commerces et des restaurants qui s’y trouvent. Terrasses, boutiques extérieures, atelier de réparation de motos, stand de bouffe de rue, extension du salon, et stationnement à scooters, les trottoirs encombrés obligent les passants à partager la route avec les voitures. Il n’est pas sans compter qu’il faut y contourner plusieurs vendeurs de rue souvent insistants. Être piéton y est bien périlleux parfois.

Les gens 

On ne parle pas la même langue, mais on finit par se comprendre. Grâce à des mimes audacieux, aux photos et à Google traduction, tu vas toujours trouver un moyen de communiquer avec eux. Si gentils, si patients, et si attentionnés, les Vietnamiens sont très accueillants et ils aiment rire. C’est en prenant contact avec eux que tu peux en découvrir plus sur leur culture et leurs habitudes.

Ce chaos que j’aime

Voyager au Vietnam est un dépaysement total, teinté de contraste. Ce chaos, à force de le côtoyer, je l’ai adoré, et il me manque terriblement. Une simple journée dans la ville est une aventure remplie de péripéties inoubliables. Un voyage au Vietnam n’est pas de tout repos, mais l’aventure en vaut de l’or. J’y retournerai sans hésiter.

Source photo de couverture

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© La Fabrique Crépue. 2019. Tous droits réservés
Une réalisation de