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Côte-à-côte

On était assis côte-à-côte. T’essayais de m’expliquer les règles du jeu de société auquel tu voulais qu’on joue ensemble ce soir. La musique était bonne, des vieilles tounes rock dans années 70 qui me donnaient envie de faire danser mes jambes en dessous de la table.

La ligne de tes lèvres quand tu parlais. Le coin de tes yeux qui se plissait plus que tu te concentrais. Tes paupières qui clignaient au ralenti. La ligne de ton cou, ta barbe qui me donnait envie de te mordre. Ton sourire qui enlève le temps qui s’écoule.

Ta cuisse frôle la mienne.

Tes mains sont fortes, tes mains me donnent envie de les faire fondre en moi. De les faire disparaître avec mon corps.

Je t’entends sans t’écouter, j’entends la musique, elle me donne le goût de me lever et de chanter comme dans une comédie musicale. T’sais quand tout le monde se lève en chantant et dansant ensemble.

Nos verres se vident aussi vite qu’ils se remplissent. Je ris en m’accotant la tête sur ton épaule. Ton odeur explose en moi. Tes phéromones m’attaquent comme les rebelles attaquent dans Star Wars, en fait, mon cœur joue à Star Wars. Il me tiraille de coups de laser, assez forts pour me faire du mal. Dans ma tête, c’est la bataille finale. Je sais pas plus que toi qui va gagner. Je ne sais pas plus que toi si je vais me mettre à genou devant toi, livide, prête à m’abandonner.

Non je t’écoute plus, je suis occupée à tomber en amour.

Avec toi, avec qui tu me fais être à un moment que j’aurais jamais penser.

Je suis occupée à « feeler » mon cœur qui bat ben trop vite pour l’avenir que je m’étais écrit. Tu viens de brouiller mes cartes. Pourtant, ma vie était un scénario fortement bien réalisé jusqu’à maintenant. Je l’avais écrit en A-B-C, comme on m’avait appris.

Maintenant, t’es parti avec une partie de mon esprit. Qui reste toujours un peu avec toi quand tu n’es pas là.

Je suis tombée en amour avec toi, un sentiment qui me semblait tellement loin et inaccessible. L’amour m’avait laissée traîner sur le bas-côté. Tu m’as rencontrée un peu fripée avec un cœur qui a désobéit à ma tête.

Mais t’es resté, parce que toi aussi, ton cœur vibrait au mien.

On est tombé en amour inopinément.

En sentant que l’un et l’autre allait nous faire la courte-échelle de la vie. Pour nous rendre plus loin, peut-être plus vite.

Mais plus heureux, légers.

Tu me fais connaître l’amour comme jamais je n’aurais pu croire un jour.

Juste une question de cœur qui bat, de tempes qui explosent, de sourires infinis, de crampes de joues, de cuisses frôlées. Nos corps affolés.

C’est ça que ça fait…tomber en amour.

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