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Je croyais qu’on pouvait surmonter n’importe quoi ensemble…

3 octobre 2015 : Aujourd’hui, j’ai de la peine. La grosse peine sale qui implique tous les organes de ton corps à te faire souffrir physiquement et mentalement. Ceux qui me connaissent bien savent que moi et les émotions, ça fait trois. Je ne les exprime que très rarement et je les vis très maladroitement. Mais depuis quelques jours, mon combat contre ce mélange de nostalgie et de regret déborde « un ti peu ».

Des peines d’amour, on peut en vivre quelques-unes dans sa vie, mais une peine « d’amitié » (si la chose existe), c’est un peu plus rare. Je pense que oui ça existe, je ne dois pas être la seule dans cette situation. Quoique je ne sais pas vraiment comment la décrire.

Tellement de facteurs différents et de (mauvaises) circonstances nous ont menées à devenir deux complètes étrangères. Y’a des jours où je me blâme, d’autres où je te blâme, mais en fin de compte, aucune de ces deux options n’a su m’apporter du réconfort. Après tout, je ne suis que la moitié de l’histoire.

Nos dernières conversations me semblent encore aujourd’hui tellement incompréhensibles. Comme si on parlait deux langues complètement différentes, convaincues que ce que l’on dit est pourtant si facile à comprendre.

Plus de 10 années d’amitié, une amitié que je croyais plus forte que tout, que je « savais » plus forte que tout. Te perdre ne m’avait même jamais effleuré l’esprit. On a traversé tellement d’obstacles ensemble, vécu tellement d’aventures et accumulé tellement de bons souvenirs que je croyais que tout était à notre épreuve. On pouvait surmonter n’importe quoi ensemble. La distance ne nous avait jamais empêchées de nous retrouver là où on s’était quittées, comme si seulement quelques heures s’étaient écoulées depuis notre dernière rencontre.

C’est dur de trouver les bons mots sans trop entrer dans les détails, sans trop revenir des années en arrière et revivre toutes ces émotions pêle-mêle. Pour ma part, ton absence ne me rend pas plus heureuse, mais pas nécessairement plus malheureuse non plus. Tu as laissé un vide avec lequel j’ai appris à vivre chaque jour, pour finalement être capable d’en parler.

J’ai réécrit, révisé et modifié cet article trop souvent et pendant trop longtemps tellement je voulais être certaine que chaque mot était au bon endroit, que chaque paragraphe reflétait mes pensées.

J’ai aussi hésité longtemps à savoir si je t’envoyais un petit message ce jour-là pour te souhaiter une belle journée, te dire à quel point j’aurai aimé être encore là pour cet événement des plus mémorable de ta vie. Mais je ne voulais pas la gâcher, je ne voulais pas que tu penses à moi, peu importe ce que tu penses de moi aujourd’hui. Peut-être aurais-tu été nostalgique, aussi, peut-être aurais-tu été fâché, Dieu seul le sait. Mais sache que j’ai pensé à toi chaque seconde.

Merci d’avoir été là toutes ces années, merci de m’avoir écoutée et de m’avoir fait confiance. Merci d’avoir été l’amie irremplaçable que tu as été. Je te l’ai déjà dit, mais je te le redis encore, je suis si fière de toi. Si fière du chemin que tu as parcouru et jusqu’où tu t’es rendue. Tu as tout pour toi et tu mérites tous les petits et les gros bonheurs que la vie te réserve.

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