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Bonheurs éphémères 

J’peux-tu m’en aller dans un autre monde?
Là où les filles sont toutes belles et les garçons sont gentils,
où le genre n’a pas d’importance,
où y’a que ton sourire qui importe.

Là où on laisse son verre traîner au bar sans avoir rien à craindre,
où le recyclage prend une grande place dans nos vies,
où il pleut que quelques minutes dans la journée.

Là où les gens sont honnêtes avec leurs sentiments,
où les cœurs brisés n’existent pas,
où on fait immédiatement la paix en se serrant dans nos bras.

Là où les gens se sourient dans la rue,
où les voitures ralentissent près des piétons à l’approche d’une flaque d’eau,
où les animaux vivent en harmonie avec nous.

Là où le féminisme n’a pas sa place,
parce qu’il est évident que les femmes sont égales aux hommes.

Ce soir, tu as égratigné mon cœur qui n’en avait que pour toi.
J’étais prête à te donner tout l’amour que j’avais à offrir,
mais tu l’as laisser chavirer par-dessus bord,
dans ton océan de narcissisme et d’alcool.

J’aurais fait tous les efforts que j’ai pu, mais un jour, l’amour à ses limites. Est-ce que c’est ce soir que nous l’avons franchi?

J’suis prête te donner une chance et à t’aimer encore jusqu’à demain matin.
Jusqu’à ce que tu me dises que je goûte bon malgré mon haleine du matin,
que je suis jolie avec mes p’tits yeux cernés,
que tu resterais collé comme ça toute la vie,
et que tu me prouves que notre monde à nous deux existe encore pis que c’est le plus beau. Plus beau encore que ce monde que l’on idéalise tellement.

Anonyme

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