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Des galeries et des centres d’art à visiter à Québec

On le sait, l’hiver, ça peut être long, froid et morne. Pour passer à travers, il faut se trouver des sources de réconfort. Dans mon cas, saupoudrer un peu d’art sur ces mois tristounets, afin de leur ajouter une touche de beauté, d’émerveillement et de fantaisie, s’avère un remède généralement très efficace.

À Québec, nous sommes choyé.e.s. La ville, en plus d’abriter l’illustre Musée national des beaux-arts du Québec, regorge de galeries et de centres d’art de toutes sortes. Alors, voici pour vous, assoiffé.e.s de culture, une liste de mes endroits préférés dans la région.

Galerie 3 (247, rue Saint-Vallier Est)

Ouverte depuis 2015, cette galerie que j’affectionne particulièrement est un lieu incontournable pour admirer le meilleur de ce qui se crée actuellement au pays en arts visuels. Au fil de mes visites, j’ai pu m’émerveiller devant les oeuvres d’artistes comme Annie Baillargeon, Claudie Gagnon, le duo Cooke-Sasseville et les surprenants gars de BGL. Autant de talent à une même adresse, ça fait rêver, non? Et en plus, l’accueil y est toujours impeccable.

À voir ces jours-ci : Une expo collective réunissant les collages vitaminés d’Annie Descôteaux, les sculptures épurées de Jean-Pierre Morin, les tableaux aux accents écolos de Julien Boily et les porcelaines « désacralisées » de Laurent Craste. Un espace est aussi consacré à un accrochage de Martin Bureau composé de paysages apocalyptiques et de scènes de désolation. (Jusqu’au 10 février)


Des porcelaines de Laurent Craste

Centre Materia (395, boulevard Charest Est)

Situé au rez-de-chaussée de la Maison des métiers d’art de Québec, ce centre a pour mission la diffusion et la mise en valeur des métiers d’art actuels, tout en veillant à encourager la relève. Lorsque j’y ai mis les pieds pour la première fois, le travail d’Ito Laïla Le François, une sculpteure et artiste du verre, était à l’honneur. J’ai été impressionnée de voir comment, à l’aide d’un savoir-faire artisanal, il est possible de créer des œuvres éclatées et tout à fait contemporaines. Petit bonus : En plus de sa salle d’exposition, Materia comporte une section boutique où l’on peut dénicher des créations locales et originales.

À voir ces jours-ci : Inventer le pays, de Christine Comeau. Il s’agit d’une installation poétique et participative constituée de « sculptures textiles », des dômes à l’intérieur desquels on s’allonge pour se laisser porter par les vers écrits par l’artiste, abordant les thèmes du territoire, du voyage, de la solitude. (Jusqu’au 3 février)


L’installation Inventer le pays de Christine Comeau

Regart, centre d’artistes en art actuel (5956, rue Saint-Laurent, à Lévis)

Je triche un peu. Regart ne se situe pas à Québec même, mais sur la Rive-Sud. Quelques minutes de traversier suffisent pour rejoindre ce centre, qui met de l’avant expérimentation et hybridation des formes artistiques. J’ai découvert l’endroit l’été passé alors que Wartin Pantois, réputé pour ses interventions engagées, et le Torontois Patrick Cruz avaient pris possession des lieux, l’un avec un collage photographique en façade, l’autre en recouvrant les murs intérieurs de signes rappelant l’écriture philippine précoloniale. Je compte y retourner bientôt pour être charmée à nouveau par d’autres propositions audacieuses.

À voir ces jours-ci : Le travail des lauréats des Prix Regart 2018, c’est-à-dire Stacy-Ann Oliver et Charles David. La première, étudiante à la maîtrise en arts visuels de l’Université Laval, présente Exposer son monde, un regroupement d’œuvres dont l’esthétique évoque les musées et centres d’interprétation que l’on retrouve en région, tandis que le second, finissant du programme d’arts visuels du Cégep de Lévis-Lauzon, dévoile le fruit de sa résidence à Regart, l’installation Cadre vicieux/Vicious Frame, qui s’intéresse aux contraintes liées à la création. (Jusqu’au 4 février)

Les Maisons du patrimoine (différentes adresses aux quatre coins de la ville)

Lieux de mémoire et de culture, ces espaces muséaux, malheureusement trop peu connus, proposent des expositions fort intéressantes, surtout durant la période estivale. Parmi les douze maisons du réseau, mes favorites sont la Villa Bagatelle (1360, avenue James-LeMoine) et la maison Hamel-Bruneau (2608, chemin Saint-Louis). Au cours des dernières années, mes yeux s’y sont délectés de lithographies de Jean-Paul Riopelle, de toiles de Marc Séguin et d’estampes d’artistes européens tels Edvard Munch et Paul Gauguin. Rien que ça! J’ai hâte de voir ce que la programmation de ces deux maisons nous réserve pour l’été prochain.

***

Ces endroits sont ceux que je préfère, mais il en existe une foule d’autres qui valent également le détour, comme le Lieu, la Chambre blanche, la Galerie des arts visuels de l’Université Laval ou encore la foisonnante coopérative Méduse.

Osez franchir leurs portes et laissez-vous surprendre!

P.-S. : Cet hiver, deux événements d’importance en arts visuels se déroulent à Québec : le Mois Multi, qui a lieu du 24 janvier au 3 mars, et Manif d’art 9 – La biennale de Québec, qui se tiendra du 16 février au 21 avril. De quoi assouvir vos envies de découvertes et vous déstabiliser un brin!

Crédit photo : Marie Lortie Côté

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