Menu

Le bonheur de Sysiphe

Le châtiment était simple : rouler une pierre au sommet d’une colline pour la voir descendre inévitablement après avoir accompli la tâche, à jamais, point de salut pour le condamné. La métaphore du mythe de Sysiphe est tout aussi simple : l’existence de l’être humain, faite de hauts et de bas; l’exaltation de l’accomplissement qui se heurte à un nouvel obstacle.

L’analyse de ce mythe est souvent reliée au pessimisme que nous pouvons éprouver face aux épreuves qui jonchent le parcours de notre existence, le devoir de recommencer quand l’effort ne semble pas valoir la peine. Cependant, je crois qu’il y ait quelque chose de positif à en retirer pour ceux et celles qui ne voient plus l’essentiel de poursuivre leur route, croyant que le but intrinsèque de leur existence n’a plus de sens et qu’il vaudrait tout aussi bien baisser les bras, quitte à en oublier les parcelles de lumière qui nous enveloppent de la beauté du monde.

Avant d’atteindre le sommet, il faut y voir Sysiphe ressentir un grand moment de bonheur d’avoir atteint son objectif, et qu’il en oubliera, l’espace d’un instant, sa condition. L’existence apporte bel et bien son lot d’obstacles et d’incertitudes, mais il faut savoir attraper et chérir ces moments, et vivre à travers eux, peu importe leur temporalité. En somme, le bonheur réside bien souvent dans un espace-temps défini, difficile à prévoir, mais qui renferme une partie de notre essence et surtout, donne un sens à tout ce qui fût et tout ce qui sera. Je me plais à penser que ces moments demeurent figés dans le temps et qu’ils embellissent, chacun à leur façon, notre humanité, et, pour cela, il faut les vivre. On est prêts à les vivre avec toi, viens les vivre avec nous.

Pour terminer, je te laisse quelques citations de Jean d’Ormesson, l’écrivain du bonheur.

« La vie est naturellement une vallée de larmes.  Elle est aussi une vallée de roses. C’est indiscernable. C’est une fête et c’est un désastre. »

« Il y a des jours, des mois, des années interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde. »

« Je t’aime dans le temps. Je t’aimerai jusqu’au bout du temps. Et quand le temps sera écoulé, alors je t’aurai aimée. Et rien de cet amour, comme rien de ce qui a été, ne pourra jamais être effacé. »

P.-S. – Si tu as besoin d’exprimer ce que tu vis, ne te gêne pas, on va être là pour toi. #bellcause

Par Simon Guérard

Source photo de couverture

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© La Fabrique Crépue. 2019. Tous droits réservés
Une réalisation de