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L’orthorexie, ou l’obsession de manger sainement

La santé et l’alimentation prennent une place de plus en plus importante dans nos vies. Il n’y a pas si longtemps (salut, années 80!), on s’en foutait que les carottes et les navets soient les seuls légumes qu’on mange de novembre à mai. Aujourd’hui, nos feeds Instagram sont remplis de jus verts, de pitayas pis de kale.

Même si je ne suis pas une grande fan des jus verts et que je n’ai jamais goûté aux pitayas, je crois qu’une saine alimentation est une alimentation variée qui devrait contenir un fort pourcentage de légumes et de fruits (je sais, ça paraît pas tant que ça quand on me regarde #chubby). Mais, comme dans toute chose, la modération a bien meilleur goût. Depuis 2012, le mot « orthorexie » a fait son apparition dans le Larousse. Si la plupart des gens sont familiers avec l’anorexie et la boulimie, on connaît moins bien l’orthorexie. Pourquoi? Parce que ça fait pas tant longtemps qu’on en parle.

Alors que les personnes souffrant d’anorexie et/ou de boulimie exercent un contrôle sur la quantité des aliments qu’ils mangent, les personnes orthorexiques exercent un contrôle sur la qualité des aliments. Sauf que… se préoccuper de la qualité de ses aliments, c’est socialement bien vu. C’est même souhaitable, dans une certaine mesure. En 1997, le docteur Bratman a commencé à se questionner sur jusqu’à quel point c’est souhaitable et coudonc, ça se pourrais-tu que si ça interfère dans nos vies, ça puisse devenir une maladie?!

L’orthorexie n’est pas encore officiellement considérée comme un trouble alimentaire, mais plusieurs professionnel-les de la santé reconnaissent qu’il y a quelque chose à explorer de ce côté. Jusqu’à maintenant, le seul outil dont disposent ces professionnel-les, c’est le test de Bratman : 10 questions qui peuvent aider à déterminer si oui ou non, nous avons une attitude obsessionnelle envers la qualité de notre nourriture. Des questions telles que : «Passez-vous plus de 3 heures par jour à penser à votre régime alimentaire? », « Votre régime alimentaire gêne-t-il vos sorties, vous éloignant de votre famille et de vos amis? » ou encore « Avez-vous l’impression que votre amour-propre est renforcé par votre volonté de manger sain? »

L’un des exemples présenté sur le site d’Extenso, le centre de référence sur la nutrition de l’Université de Montréal, concerne le cas d’un orthorexique qui consommait des fruits et des légumes uniquement si ceux-ci avait été cueillis depuis moins de 15 minutes. C’était devenu sa barrière mentale entre un « bon » légume (frais) et un « mauvais » légume (dont les nutriments ce seraient détériorés). Tsé, quand on parlait d’interférence dans nos vies… ça, ça commence à être une solide interférence.

Pour en savoir plus, tu peux consulter les sites suivants, tu y trouveras d’excellentes explications :

En attendant, si tu es préoccupé-e par ta relation avec la nourriture, je t’invite à consulter un-e nutritionniste. Il y a certainement une personne très compétente près de chez toi qui pourra t’aider à y voir plus clair.

Source de la couverture : Melissa Belanger sur Unsplash

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