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Arrêter les antidépresseurs : un jour à la fois

Je ne pensais jamais dire ça, mais j’ai arrêté les antidépresseurs, pis ça va bien. Ça va même mieux que ça n’a jamais été depuis que j’ai été diagnostiquée avec un trouble d’anxiété généralisée.

Mon diagnostic s’est fait rapidement, entre 2-3 crises de panique pis examens de fin de session du cégep, il y a 4 ans. J’ai vu 3 psychologues différents en urgence qui ont tous posé le même diagnostic. Au départ, j’avais des anxiolytiques à prendre seulement en cas de force majeure – ce qui sincèrement, dans mon cas, était pas mal tout le temps. Ça me rendait tellement buzzée que j’oubliais des mots dans mes phrases.

Je suis retournée voir quelqu’un – au sans rendez-vous, la joie du système québécois – qui m’a alors prescrit de véritables antidépresseurs à prendre de façon quotidienne. Par contre, avec un diagnostic d’anxiété, plusieurs « familles » d’antidépresseurs peuvent être utilisées. Il faut donc utiliser la merveilleuse méthode de l’essai-erreur afin de trouver celle qui nous convient le mieux. La première que j’ai essayée a été catastrophique. J’ai dû lâcher ma première session universitaire au tiers de celle-ci parce que je dormais littéralement 18 h par jour.

Ça m’a pris un an avant de trouver la bonne sorte d’antidépresseurs, c’est-à-dire celle qui me donnait le moins d’effets secondaires. Oui, j’ai pris 60 livres et je dors plus, mais c’est mieux ça que les crises d’anxiété à répétition.

Jusqu’à tout récemment, je ne pensais pas être capable d’arrêter les antidépresseurs avant plusieurs années. Je les ai même continués enceinte, car d’après les conseils de ma pharmacienne, ça serait moins dommageable que le possible post-partum.

Finalement, j’ai profité de mon séjour à l’hôpital lors de l’accouchement pour en parler aux professionnels de la santé, et j’ai arrêté graduellement après la naissance du bébé.

Ça fait 3 mois. Je n’ai eu aucun effet secondaire, aucune sensation de sevrage et aucune crise d’anxiété depuis mon arrêt. Tout va bien. Pour longtemps, j’espère.

Évidemment, je ne suis pas médecin et je parle de mon expérience personnelle. Consultez toujours un.e professionnel.le de la santé.

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