Menu

Gros coup de cœur pour Ashes et le Mois Multi

« Quessé ça le Mois Multi? »

C’est ce que mon amie Clara m’a demandé quand je l’ai rejointe en m’exclamant que j’avais passé une soirée extra au Mois Multi la veille. J’y ai donc été pour la définition suivante :

Ben ça dure un mois, t’sais comme le nom le dit, et c’est tout simplement épique! On peut présenter ça comme un festival d’art multidisciplinaire ou comme un carrefour annuel d’artistes et de collaborateurs vraiment extraordinaires. J’aime qualifier le tout de « happening surprenant autant pour le corps que pour l’imaginaire ». Ça fait déjà 20 ans que ça existe et ça se réinvente constamment. Tu devrais y aller pour vrai. C’est un must, culturellement et artistiquement parlant. Des shows, des performances, des installations, des expositions, des partys… et ça se passe principalement à, comme le nom le dit, la salle multi et aux alentours.

« Ok… pis Ashezes? »

Ashes! En fait, j’ai vécu trois expériences hier. J’insiste ici sur l’utilisation du terme « expérience » plutôt que spectacle. Cela place le public dans un rôle plus actif. Une expérience demande un niveau de participation aux antipodes de la passivité du public qui reçoit un spectacle sans frémir et qui offre tout de même une ovation et demande un rappel. Dans l’ordre, Le désert mauve et en programme double Ashes suivi de Imaginary Optics 1 & 2. Trois propositions artistiques très distinctes qui, pourtant, s’enchaînaient avec bien du sens. La première, une mise en scène de Simon Dumas, m’a surprise par ses images et sa proposition à la fois dénudée et intrigante. J’ai d’ailleurs appelé chez mes parents pour savoir si on avait toujours une copie du livre de Nicole Brossard. J’aime croire que si une pièce nous donne le goût de lire ou de relire un livre, c’est bon signe.

Entre les deux shows, c’est le cœur de l’événement selon moi. Un show en soi. Le moment où tout plein de gens merveilleux se retrouvent dans la même pièce et attendent l’ouverture de la salle, jasent entre eux. Oui, oui, les gens sont assez éveillés pour se parler. Pas le nez dans leur cell! Nenon! Je sais, c’est assez intense.

Et puis, il y a eu Ashes. Pas la toune de Céline là, mais une performance de Martin Messier et Yro. Un 30 minutes qui a passé en 5. Des images, deux cotés, du son, de la roche, du blanc, du noir, encore du blanc, mais qui clignote et des poussières, de grosses poussières. Avec rythme et brio, le duo montréalais m’a charmée. Je me suis surprise à trouver beaucoup de poésie dans tout ça.

« C’est ben cool! »

Je sais! Tu aurais aimé la troisième proposition, Imaginary Optics 1 & 2 de Maxime Corbin-Perron. On avait des lunettes 3D vintage bleu et rouge et je n’ai pas cligné des yeux souvent admettons.

« Tu m’as eue à lunettes 3D vintage. »

On ira à d’autres ensemble si tu veux! Checke, j’ai la programmation juste ici.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© La Fabrique Crépue. 2019. Tous droits réservés
Une réalisation de