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Si tu as des chiens…

J’ai toujours aimé les animaux, j’en ai eu de toutes les sortes. Il y a quelques années, j’ai adopté mon premier chien. On m’avait prévenue qu’avoir un chien, ça demandait beaucoup de temps et d’attention et je me sentais prête à m’investir dans ce projet. Je me voyais déjà aller partout avec mon adorable toutou, tel un compagnon de la vie de tous les jours. Ce que je n’avais pas prévu, c’est la réaction des gens par rapport à mon compagnon. J’ai été étonnée de constater à quel point une grande quantité de personnes n’aiment pas les animaux et encore pire, ils ne les tolèrent tout simplement pas. Vous devriez voir le visage et les commentaires de certaines personnes que je croise parfois avec mon chien : elles auraient vu un monstre et ç’aurait été pareil. Mon rêve de traîner mon chien partout avec moi et le laisser gambader dans un champ de tulipes s’est évanoui ben sec. Je me suis demandé d’où ça venait, cette peur des chiens. La seule réponse que j’ai trouvée, c’est comme dans tout, ce sont les cas d’abus isolés de chiens mal dressés et de maîtres incompétents. L’intolérance s’est alors développée.

Après plusieurs discussions sur le sujet avec d’autres propriétaires de chiens, j’ai constaté que c’est loin d’être le cas partout sur la planète. Au Québec, on semble avoir un complexe encore plus fort que dans certaines autres provinces et d’autres pays. Je crois que tout ça, c’est une réflexion que nous devons avoir comme société.

Au Québec, des centaines de chiens sont abandonnés à chaque année et les refuges débordent. Plusieurs personnes adoptent un chien sans trop réfléchir, je vous l’accorde, mais notre environnement complique vraiment la vie des propriétaires canins, puisque rares sont les endroits où ils sont admis.

Pour le fun, essayez de trouver un appartement qui a de l’allure et où les chiens de plus de 20 livres sont acceptés. Honnêtement, c’est un méchant casse-tête. Je peux comprendre que certains locataires sont irrespectueux, ne surveilleront pas leur chien et qu’il y a des risques de bris. Par contre, si tu as un gros chien, qu’il soit bien élevé ou non, tu es automatiquement éliminé de 95% des logements. Y aurait-il une manière de trouver un compromis ou une solution?

Pourquoi dans certains pays, les chiens sont acceptés dans plusieurs restaurants ou au minimum sur les terrasses? Pourquoi dans ces mêmes pays, c’est simple d’aller à l’hôtel avec son animal et que rares sont les logements qui interdisent les chiens? On m’a dit un jour que dans ces pays-là, les chiens étaient mieux élevés et que si c’était le cas ici, on serait sûrement plus tolérants. C’est vrai qu’un chien qui n’a pas l’habitude des sorties risque d’être vraiment excité lorsqu’il a enfin la possibilité de voir le monde. C’est un cercle vicieux, moins on peut les sortir, moins ils sont habitués et donc plus ils sont énervés ou mal élevés dans un nouvel environnement.

On commence à peine à accepter les chiens dans certains terrains de camping, sentiers pédestres et parcs, et on a tendance à trouver ces endroits super révolutionnaires de le permettre enfin. Je me souviens avoir vu, en voyage, un « parking à chiens » devant un commerce, qui permettait d’attacher son animal à proximité de la bâtisse le temps de faire les courses. Ce genre d’initiative démontre le niveau d’acceptation des gens par rapport aux animaux.

On interdit les chiens dans plusieurs endroits publics, mais il y a peu de réglementation sur cette cause au Québec. Voici quelques exemples concrets qui ont été mis en place pour une meilleure gestion des animaux domestiques et donc une meilleure acceptation par autrui.

Dans certains pays, les cours de dressage sont obligatoires lors de l’adoption d’un chien, particulièrement pour les races dites « dangereuses ». Ça peut paraître un peu intense, mais les gens y penseraient deux fois avant d’adopter un chien sur un coup de tête et ça règlerait bien des problèmes de comportement. Plusieurs villes canadiennes, Toronto et Richmond par exemple, se sont dotées de réglementation sur la vente d’animaux et sur la stérilisation. On interdit la vente d’animaux en animalerie dans le but d’éliminer les usines à chiots, et cela facilite la sélection de familles pour les animaux puisque les éleveurs et les refuges sont plus sélectifs. En Belgique, il faut maintenant détenir un permis pour adopter un animal et les cas de maltraitance animale sont sévèrement punis.

Cela montre que cette cause est importante à plusieurs endroits et qu’il y a des solutions possibles. Qu’est-ce que nous sommes prêts à faire ici?

Source : Pixabay

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