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Conversation à lèvres ouvertes, volume 1

Bienvenue à toi, qui fut intrigué par le titre, dans notre conversation à lèvres ouvertes. Ce n’est pas un monologue de clitoris, ni même un dénigrement envers la précieuse graine. Oh loin de là, mes ami.es.

Ceci est tout simplement un party de moules, une étude de l’entrecuisse, les pourparlers de nos chattes. C’est une discussion dans laquelle on s’est permis de poser des questions sur la sexualité au féminin; sur nos première fois, sur la masturbation, sur l’orientation sexuelle, sur le nombre de partenaires, etc., en tout confort et sans jugement. C’est le concept qui a été utilisé auprès d’hommes dans une BD intitulée Pénis de table, une très bonne lecture que je vous recommande chaudement.

Nous partageons aujourd’hui avec vous, en quelques volumes, notre conversation. Nous vous encourageons à avoir ces conversations avec vos amies, car ce fut un réel délice, du petit bonbon émotif. Bonne lecture!

Partie 1

Bienvenue mesdames à cette soirée de discussion à lèvres ouvertes!

Je serai votre hôte ce soir. Je guiderai la conversation et vous poserai des questions et vos réponses seront remises en texte de façon anonyme, pour le confort de toutes. Commençons sans tarder avec la première question qui traite de votre première fois.

Était-ce important pour vous LA première fois? Comment ça s’est passé?

– Je me souviens tellement de ma première fois. Je pourrais fermer les yeux et te raconter exactement comment ça s’est passé. Sans rentrer trop dans les détails, on avait essayé une ou deux fois avant, mais on avait ce problème : « Ça ne rentre pas ! ». On se trouvaient nonos et on ne comprenait pas, à 16 ans, qu’on avait juste à mettre plus de lubrifiant… Oops! Ce n’était pas trop un big deal, parce qu’on était en couple depuis un peu plus de trois mois et que je pense qu’on était prêts.

– Moi, personnellement, ma première fois je ne l’avais même pas dit au gars que c’était ma première fois, et ça s’est super bien passé.

– Moi non plus c’était pas full important, c’était avec mon premier p’tit chum avec qui j’ai été huit ans, finalement. Je voulais juste coucher avec quelqu’un avant de finir mon secondaire 5, haha. J’avais quinze ans et ç’a full bien été, ça avait duré trois minutes. Je me souviens de m’être dit : « Ouain, c’est pas super finalement ».

– La première fois n’était pas un big deal pour moi. En fait, je pense que je n’avais pas d’idéal. Je savais que je voulais que ça se fasse et que j’étais très curieuse. C’est donc ma curiosité qui m’a amenée à ma première fois. C’est drôle parce que j’étais encore pompette et je me suis mise à vouloir faire des positions qu’il m’était impossible de faire à ce moment (manque d’expérience et manque de connaissance de la personne). Un côté moins l’fun, c’est que le gars trouvait ça poche que je ne reste pas longtemps sur son pénis, mais j’en n’avais pas envie parce que ça ne faisait pas vraiment du bien.

– C’était avec mon voisin de trois maisons, j’étais en secondaire 3 et je portais un chandail d’Alegria, LOL. Il était en secondaire 5 et m’avait invitée à jouer aux jeux vidéos, alors que ses parents étaient partis. C’était important parce que j’étais quand même plus vieille que les autres. On était sur les coussins du divan par terre.

– Moi oui, c’était un big deal et mes premières relations sexuelles ont été une mauvaise expérience un peu traumatisante. Alors lorsque j’ai finalement été en couple avec un gars que j’aimais, j’étais encore apeurée, mais contente de finalement faire l’amour avec quelqu’un qui avait réussi à gagner ma confiance.

Quelque unes d’entre vous avez mentionné la douleur. Je me souviens que ma première fois à moi ne m’avait pas fait mal du tout, même que mon chum m’avait demandé si c’était réellement ma première fois. On savait pas si c’était normal et après avoir lu sur le sujet, c’est commun que les femmes n’éprouvent pas de douleur. S’il y a une bonne préparation en préliminaires et une bonne lubrification, naturelle ou pas, la première fois peut se faire en tout confort. Pour vous?

– Ça n’a pas été si douloureux mais je me souviens de m’être dit : « C’est pas si le fun, finalement ». Hahaha!

– Moi j’ai eu mal et j’ai saigné.

– Personnellement,  j’ai trouvé ça moins pire que ce à quoi je m’attendais niveau douleur. Je pense que c’est plus au niveau émotif que j’ai trouvé ça difficile, soit de me laisser aller. À chaque nouvelle personne qui partage ma vie ou mon intimité, c’est une nouvelle « première fois » qui me rend un peu angoissée.

– Je n’ai pas eu mal.

– Moi non plus!

– Moi, beaucoup de douleur, j’ai eu peur et j’ai attendu deux semaines avant de recommencer.

Des résultats quand même assez variés. Il n’y a pas de norme ici, c’est l’important à retenir; aucune première fois n’est pareille.
Alors maintenant que l’hymen brisé, passons à la deuxième question. Votre nombre de partenaires, en êtes-vous satisfaites? Gênées? Vous trouvez vous épanouies sexuellement ?

– Je ne crois pas que ce soit important, mais personnellement ça fait seulement deux ans que j’ai des relations sexuelles et un an que je peux en avoir avec qui je veux, puisqu’avant j’étais dans une relation exclusive. Et j’ai couché avec minimum 25 personnes différentes. Je suis satisfaite, même que je crois que ça m’a permis de savoir ce que je recherchais

– Je pense que je suis rendue à environ quinze partenaires dont sept qui ont duré plus longtemps (avec qui j’ai eu une fréquentation ou une amitié). J’avoue que je trouve mon nombre un peu élevé, parce que ça fait trois ans et demi que je suis active sexuellement, donc ça fait une moyenne d’environ quatre personnes par année, mais en même temps, ça ne me dérange pas. Le nombre m’importe peu chez quelqu’un d’autre. Je trouve ça l’fun que la personne ait eu plusieurs expériences.

– J’ai eu une dizaine de partenaires. Comme j’ai été en couple sur une longue période, je ne suis pas gênée de partager le nombre. Sauf que c’est niaiseux, c’est comme si, puisque « j’ai seulement couché avec une dizaine de gars », je ne suis pas gênée et même je me dis que ça aurait pu être plus.

– Moi je suis rendue à six partenaires seulement, et je dois avouer que ça me gêne un peu, je pense. C’est certain que là-dessus, j’ai été dans une très longue relation, mais je pense que je suis un peu trop timide parfois et que je devrais me lancer un peu plus, oser!
Mais d’un autre côté, je sais ce que j’aime et ce que je veux, car en huit ans de relation avec la même personne, tu expérimentes! Alors je n’ai pas besoin de coucher à gauche et à droite… Je suis ambigüe sur la chose.

– Je ne crois pas que le nombre soit important pour acquérir de l’expérience, pour compléter ce que tu dis. Je suis bien plus willing de découvrir de nouvelles positions avec un chum à long terme qu’avec un one night stand. Pour ma part, huit ou dix partenaires, à peu près. Oui, je suis satisfaite de mon activité, j’ai des erreurs dans ma liste, mais qui n’en a pas? Haha.

– J’ai eu un seul amoureux au secondaire de 12 à 17 ans, au cégep j’ai été avec deux filles et trois gars de 17 à 20 ans, et après l’université avec la même fille 20 à 23 ans, six ans avec un gars de 23 à 29 ans, une fille pendant cinq ans de 29 à 34 et un gars depuis deux ans de 34 à presque 36, lol. Donc en résumé six gars et quatre filles! Je suis satisfaite, je connais bien mon corps et je suis en mesure d’avoir une sexualité épanouie.

Et chez votre partenaire, c’est important le nombre de compagnon de fesses?

– Le nombre de partenaires chez l’autre n’est pas important à mon avis. Même que j’ai pas vraiment envie de le savoir, honnêtement! Je suis une fille assez anxieuse et qui a toujours tendance à se comparer. Ne pas savoir est mieux pour moi. Je ne crois pas que ce soit un sujet tabou, seulement dans notre société, un jugement est automatiquement porté lorsqu’on dit le chiffre. Pour ma part, je frôle une cinquantaine de partenaires. Ça peut paraître beaucoup, mais considérant que j’ai eu seulement un chum dans ma vie, soit une relation qui a duré un an et des peanuts, le chiffre monte vite. Mais, si on regarde ça d’un autre angle, 50 partenaires, sur 7 ans, ça me fait environ 7 partenaires par année, soit un demi partenaire par mois ahahah !

– Moi je préfère ne pas le savoir, je m’attends à ce qu’en rentrant dans une relation sérieuse, on se fasse checker tous les deux pour des maladies ou autre et that’s it. Son nombre à lui ne me dérange pas et bien honnêtement, je ne le sais pas et je ne veux pas le savoir. Mon chum, pour sa part, a été bien plus inquiet de savoir le nombre de gars de qui j’ai été amoureuse, que le nombre de gars avec qui j’ai couché.

– Moi aussi je pense que je préfèrerais ne pas le savoir. Je pense que je pourrais me sentir intimidée.

– Le nombre de partenaire n’est pas important, pour moi c’est plus l’aspect « protection » des relations.

Très intéressant tout cela, voici quelques statistiques canadiennes pour vous.

En 2019, une femme entre 25 et 44 ans aurait eu en moyenne dix partenaires, alors que c’est seulement quinze chez les hommes. J’aurais pensé plus !

À 47 ans, une femme a eu plus de huit partenaires sexuels dans sa vie, majoritairement des hommes. Et 11 % ont vécu des expériences homosexuelles.

Ça conclut la première partie. La suite aux volumes 2 et 3!

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