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La fois où mon micro-ondes a rendu l’âme et que je ne l’ai pas remplacé

Il y a quelque temps, j’ai avoué à des collègues de travail que je n’ai plus de micro-ondes. Ma déclaration a suscité presque autant de réactions que celle du collègue qui annonce ne pas aimer les clémentines (François Pérusse, on l’aime!).

Quand j’ai emménagé en appartement, j’ai eu un (très vieux) micro-ondes. Quand il a rendu l’âme, j’ai reçu en cadeau un nouveau micro-ondes. Quand ce nouveau micro-ondes a rendu l’âme peu de temps après que la garantie ait expiré, j’ai eu envie de courir au Walmart pour en racheter un autre. Juste avant, je me suis posée la question suivante : à quoi ça sert, un micro-ondes? Dans mon cas :

  • faire du popcorn
  • réchauffer des plats
  • réchauffer mon Sac Magique

Les deux tiers de ces fonctions peuvent être remplis par un autre appareil : mon four. Cette constatation m’a donné envie d’essayer de vivre sans micro-ondes, juste pour voir. Plusieurs années plus tard, je n’ai toujours pas de micro-ondes. Si je n’ai pas encore trouvé de solution idéale pour le Sac Magique, ça ne m’embête pas suffisamment pour que je me résigne à courir au Walmart.

Cette réussite m’a donné envie de pousser plus loin la réflexion. J’habite dans un 2½ qui manque cruellement de rangement… et j’ai aussi une fâcheuse tendance à me laisser traîner. Dans mon cas, la maxime less is more peut seulement être bénéfique.

Pour t’inspirer, voici une liste non-exhaustive de choses que je n’ai plus (à part le micro-ondes) :

Des essuie-tout

Si je n’ai plus d’essuie-tout, c’est principalement par paresse. Un jour, j’ai fini le dernier rouleau. J’ai tant et tellement procrastiné pour aller en racheter qu’après plusieurs mois à me débrouiller autrement, je me suis dit que c’était devenu ridicule de continuer à prévoir cet achat. Pour les remplacer, j’utilise :

  • des bonnes vieilles guénilles
  • des serviettes de table en tissus (je trouve ça plus chic qu’une guénille quand vient le temps de m’essuyer le bec)
  • des Kliin (la capacité d’absorption des Kliin est assez impressionnante. Ça te ramasse un dégât d’eau dans le temps de le dire!)

Ces trois outils, tous lavables et réutilisables, remplissent toutes les fonctions que remplissaient mes essuie-tout. Comme je possédais déjà un shitload de guénilles en microfibre, j’ai seulement investi dans les serviettes de table et les Kliin, pour un total de 15$ à 20$, ce qui correspond à peu près au prix de deux paquets de six rouleaux d’essuie-tout (pis ça, c’est si on achète la marque cheap). En plus, c’est vraiment mieux pour notre planète!

De l’assouplisseur

J’ai d’abord cessé d’utiliser de l’assouplisseur avec mes vêtements, qui sèchent à l’air libre. Je craignais que si je le faisais avec les brassées qui vont à la sécheuse (serviettes, draps, etc.), j’allais être prise avec de la statique. Mais… non. Un jour, je me suis lancée et le résultat était satisfaisant. Depuis, j’ai ajouté à ma routine de lessive du vinaigre (que j’ajoute au cycle de rinçage, là où je mettais auparavant de l’assouplisseur) et des balles de séchage. Les balles de séchage réduisent le temps de séchage, ce qui me permet de ne plus utiliser le cycle de séchage « super-chaud-ayoye-câlisse-mon-linge-est-brûlant ». Je dépose quelques gouttes d’huile essentielle sur mes balles, par pure coquetterie. C’est meilleur pour l’environnement, c’est meilleur pour mon portefeuille et ça fait un bidon de moins qui traîne dans mon garde-robe.

Des produits d’hygiène féminine jetables

J’étais celle qui portait des tampons ET des serviettes hygiéniques, au cas où. Je faisais un peu d’anxiété chaque fois que j’avais mes règles et que je savais que je ne serais pas à proximité d’une toilette pendant plus de deux heures. Éventuellement, j’ai commencé à avoir de très grosses crampes lorsque je portais des tampons. Les serviettes, quant à elles, m’irritaient la peau en plein là où on ne veut PAS avoir la peau irritée. J’ai cherché d’autres solutions. À l’époque, on commençait à parler de la coupe menstruelle, mais c’était beaucoup moins mainstream. J’ai décidé d’en acheter une, principalement parce que ça me donnait l’impression d’être badass. Ça a carrément changé ma relation avec mes règles. Plus de crampes (ben… sauf les crampes normales, là), plus d’irritation, plus d’angoisse. J’ai pu récupérer l’espace qu’occupaient mes boîtes de serviettes, de tampons et de protège-dessous pour entreposer des choses vraiment plus importantes comme des pains moussants et des bombes de bain. Récemment, j’ai aussi acheté des protège-dessous et des serviettes hygiéniques lavables pour les jours où mon flux est moins abondant : tellement plus confortable!

La société nous impose un rythme de consommation effréné. On est programmé pour vouloir tout, tout de suite, tout le temps. J’essaie de mieux penser ma consommation. Ai-je vraiment envie de dépenser cet argent-là pour ça? Est-ce que ça me sera vraiment utile? Si oui, utile comment? Une fois par jour, une fois par semaine, trois fois par année? Pour trois fois par année, est-ce que je peux m’arranger autrement? Lorsque le feeling agréable du nouvel achat se sera estompé, est-ce que je serai encore heureuse de posséder cet objet, ou ça deviendra un cossin qui encombre mon garde-robe? Si je persévère dans cette voie, je me dis qu’un jour, peut-être, mon 2½ sera suffisamment désencombré pour ne plus que ça traîne. Ce jour-là, je me dis que j’aurai peut-être compris quelque chose d’important.

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