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Je préfère recommencer

Lorsque je fouille dans ma boîte à souvenirs, ceux qui me réchauffent le plus le coeur sont souvent à propos des premières fois. Ce qui me tire une larme, c’est toujours les premières rencontres, les premiers baisers et même les premiers adieux.

Il faut se l’avouer, les premières fois ont un charme qui est assez dur à détrôner.

Jean Leloup disait : « Je préfère toujours recommencer. Faut-il tellement aimer pleurer? »

Je me suis souvent questionnée pour savoir si je ne causais pas mes propres fins uniquement pour pouvoir recommencer après. Je ne fais pas exception à la règle, j’ai un très gros kick sur les premières fois. Je suis comme Jean Leloup, je préfère réellement recommencer.

Faut-il tellement aimer pleurer? Oui. Il faut aimer pleurer de joie.

C’est impossible pour moi de réellement tout sacrer à terre pour toujours recommencer. Par contre, c’est très réalisable de vivre d’une façon qui me fait presque croire que tout est nouveau à nouveau. Cette façon de voir les choses me fait vivre comme si j’étais sur un high qui ne redescend jamais.

Je me retrouve souvent à faire semblant de revivre des choses pour la première fois. Je souris en écoutant les premières notes de mes chansons préférées comme si je ne les avais jamais entendues auparavant. Je suis toujours excitée à l’idée de partir sur la route un vendredi soir dans la golden hour comme si je venais tout juste d’obtenir mon permis de conduire. Je revois les mêmes artistes avec l’impression de les voir pour la première fois.

Je ne recommence pas toujours, mais je vis comme si je recommençais toujours. Les premières fois m’ont tellement charmée qu’elles m’ont contaminée et hantent mon quotidien.

Ce dernier est accompagné du coeur énervé d’une première date, des yeux brillants d’une première visite d’un pays inconnu, des mains tremblantes d’une première rencontre importante, du haut de coeur d’une sensation forte vécue pour la première fois.

Je suis figée dans un début d’histoire qui ne se calme jamais. J’ai élu domicile au chapitre numéro 1.

Tes yeux auront toujours le même éclat que la première fois qu’ils ont croisé les miens, mon auto sera toujours signe de liberté, peu importe les kilomètres parcourus pour aller au travail, mes blancs ne deviendront jamais jaunes, les flammes de mes bougies ne s’éteindront jamais et les étoiles ne seront jamais une trame de fond.

Je ne m’habitue pas. Je préfère toujours recommencer.

Source photo de couverture : Unsplash

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