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Salut, je m’appelle Karianne, j’ai 23 ans et je suis dépendante à la dopamine

*Je tiens d’abord à dire que je ne suis pas médecin et que ce texte se base sur mon expérience personnelle. Consultez toujours un.e professionnel.e de la santé pour vos questionnements.

C’est un ami un soir qui m’avait sorti cette hypothèse, en analysant plusieurs de mes comportements auxquelles on ne trouvait pas d’explications logiques. Mettons que la psychologie est une passion/obsession. J’ai BESOIN de comprendre les émotions, les comportements, les réactions et les raisons de ces derniers, pis c’est la raison de cette analyse.

Je suis en psychothérapie depuis 2 ans maintenant, et depuis, j’essaie de trouver les raisons à des comportements néfastes que j’ai eus. Trouver les raisons m’aide à travailler les comportements, s’ils sont toujours d’actualité ou les accepter ainsi que les conséquences qu’ils ont eues dans ma vie.

D’un point de vue génétique, je sais depuis toujours que je suis à risque pour les dépendances. Tout ce qui a tendance à rendre dépendent, je m’y tiens loin. Pour les antidépresseurs, j’exige ceux qui créent moins les effets de dépendance. 

Reste qu’il y a quelques années, j’ai eu des comportements ultras intenses, ultras destructeurs et lorsque je les arrêtais, j’étais dans une période dépressive. Des émotions récurrentes, mais sans lien logique entrent les évènements.

Et c’est là que la dépendance à la dopamine a éclairé le tout;

Qu’est-ce que la dopamine?

La dopamine, c’est l’hormone dite «de récompense» qui est sécrétée naturellement dans le cerveau.

Constamment, nous recherchons tous cette sensation de bien-être. La différence entre une dépendance et une recherche normale est la source dans laquelle on va chercher (sport, activité, drogue, action impulsive, etc.), l’intensité, la fréquence, la quantité et l’incidence qu’ont ces derniers sur notre vie. Soit positive ou négative. Nous pouvons dire que la dépendance à quelque chose finit par nous apporter plus d’effet négatif que positif, suivi d’une étape de sevrage où il est difficile de ne pas consommer que ce soit le sport, la drogue, la nouveauté, etc.

Ce qui est difficile, avec la dépendance à la dopamine, c’est qu’elle nous rend dépendants à quelque chose. Par exemple, je fais des achats impulsifs, l’aspect de nouveauté m’apporte un boost de dopamine. Après un certain moment, je me rends compte que ça n’a pas de sens, j’arrête mes achats impulsifs (avec difficulté) et je tombe en période dépressive. Plus tard, je commence à boire de l’alcool. Je commence une fois de temps en temps, parce que c’est bon, ensuite plus fréquemment. Ce dernier m’apporte à sortir de ma zone de confort et augmente ma dopamine. J’en prends de plus en plus souvent et ma consommation augmente. J’ai maintenant une nouvelle dépendance et c’est l’alcool.

Est-ce que vous comprenez le principe?

Même si je me sèvre d’une dépendance je ne règle pas la base du problème. Malheureusement, il y a une multitude d’activités/actions dont je peux devenir accrocs, qui peuvent m’apporte un boost de dopamine. En plus, quand je me rends dépendante à des trucs différents, je dois gérer les rechutes dans différentes facettes de ma vie.


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Crédit photo: Unsplash

Je suis à ma 4e rechute depuis 5 ans. 4 fois à essayer de me sortir de quelque chose qui m’a fait du bien, mais qui a fini par m’apporter dans des gouffres avec de la difficulté à respirer. 

Comment je vais faire pour m’en sortir?

Déjà, j’ai compris que le sevrage est une étape difficile, donc je prévois une phase un peu plus dépressive, le temps que mon cerveau sécrète naturellement l’hormone sans être boosté par des éléments externes ou trop intenses. C’est correct, j’accepte.

Ensuite? Changer les comportements qui me donnent de la dopamine, pour des trucs plus sains. Pour commencer : tu as envie de boire de l’alcool? Pourquoi ne pas aller courir à la place? 

Et après, diminuer un aspect à la fois. Je sais que je ne peux pas tout faire en même temps. Je ne peux pas diminuer la fréquence en même temps que les sources. Par exemple, je ne peux pas d’un coup, faire du sport 2 fois par semaine de manière modérée, si je buvais 4 fois semaine de manière exagérée. Donc, soit, je commence par diminuer ma consommation en fréquence et en quantité, pour ensuite, tranquillement changer des journées où l’alcool était ma source de dopamine, par une séance de sport, jusqu’à ce qu’on remplace toutes les journées. 

Dans le but d’y aller graduellement, sans retomber dans une autre dépendance pour remplacer la dernière.

Bref, maintenant que je suis consciente de ma réelle dépendance, je pourrais enfin travailler sur la vraie source du problème avec l’aide de mon psy et de mes ami. e. s, bien sûr. 

Si vous vous trouvez dans une situation semblable et que vous êtes à bout de ressources, n’oubliez pas qu’il y a des ressources dites plus considérables, mais qui peuvent mieux répondre à vos besoins, comme les groupes d’entraide et les centres de services de dépendances : http://www.msss.gouv.qc.ca/repertoires/dependances/organis_certifier.php

 

Crédit photo: Unsplash 

Source : 

https://www.pourlascience.fr/util/chutier/pourquoi-ne-devenons-nous-pas-tous-dependants-12146.php

https://www.planetesante.ch/Magazine/Addictions/Addiction-au-travail/Qu-est-ce-que-la-dopamine

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