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Je suis une ermite

Je vous écris ces quelques mots du confort douillet de mon chez-moi, seule avec ma tasse de thé et ma musique relax qui apaise la majorité de mes fins de soirée. Si je m’écoutais, je passerais tout mon temps libre à ne faire que cela : boire du café/thé chaud, écouter de la musique ou regarder un film, avec mon moi-même pour seule compagnie.

J’ai toujours cru que chaque personne doit apprendre à vivre seule. Après tout, on ne passe jamais plus de temps avec quiconque qu’avec soi-même. Aussi bien apprendre à être bien seul(e). J’ai aussi toujours favorisé l’indépendance à la dépendance que j’associe, la plupart du temps, à la faiblesse. C’est pourquoi j’aime beaucoup faire les choses selon ma volonté et mon horaire.

Par contre, je me rends compte que ma vie d’ermite, bien que plaisante pour le moment, amène son lot d’irritants dans l’avenir.

Comme une vieille femme frustrée et amère qui aurait vécu tous les torts de la vie par la société, je m’étonne à me voir chialer sur les moindres mœurs déplaisantes des gens que je croise dans les situations anodines de la vie. Je m’étonne à m’isoler même dans les lieux publics en entourant ma cervelle de mes écouteurs afin de couper tout bruit externe et irritant. Et voilà, plus besoin d’interagir en allant faire l’épicerie (on croise toujours quelqu’un qu’on connaît à l’épicerie, particulièrement dans les petits villages). Mission accomplie!

Être ermite, c’est aussi avoir ce qu’on veut, quand on veut. C’est pourquoi qu’une fois dans le vrai monde, on doit réapprendre à patienter, à compromettre, à conjuguer avec les désirs des autres.

Donc, bien que je sois une fière ermite qui s’assume et que je ne condamne aucunement le fait de rester relax chez soi, je souhaite simplement souligner que d’exercer trop longtemps l’art de l’isolement peut créer de mauvais plis chez le pratiquant.

C’est pourquoi j’encourage fortement un contact avec l’extérieur au moins une fois par semaine, autre que pour le travail. Que ce soit pour un café, un film ailleurs que chez soi ou une fête d’ami, il faut faire l’effort de s’intégrer au monde et de rester connecté(e) avec celui-ci. Autrement, un jour, on va sortir de chez nous et on ne le reconnaîtra plus ou pire encore, on ne se reconnaîtra plus nous-mêmes!

Bref, envoye! Troque le pyjama pour un jeans et appelle un(e) ami(e). Fais-le pour ta santé, parce qu’on aura beau essayer de l’éviter, le contact humain est quand même très important au développement personnel et au maintien d’une santé mentale équilibrée.


Photo : Kinga Cichewicz
Source : Unsplash

One thought on “Je suis une ermite

  1. Je suis ermite parce que, malgré jeune, les gens me rendent malade. Aucune humanité, aucun bon-sang, aucun respect! Peut-être est-ce à cause de mes années de secondaire qui m’ont rendue aussi indépendante qu’avant, mais non. J’entend, lis et voit du monde irrespectueux, borné comme ça se peut pas. J’ai ma meilleure amie et ça me suffit en masse car notre amitié est forte, loyale et honnête. Pas besoin d’un homme comme mon ex si je peux rêver un peu. À mon âge, je me demande comment ça se fait. Ça fait du sport mais ça ressemble à des échalotes qui pendent vers l’avant. En gros, je déteste être humaine. Je déteste cette espèce pour toutes les maladies quelle commet chaque jours…

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