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Se déconnecter

Les réseaux sociaux sont une bête noire que je traîne dans ma poche, dans mon sac, au bout de mes doigts, à travers mes lunettes. Ils polluent mon environnement visuel, mes temps libres et mes études. Je ne me considère pas comme addict, mais je m’en sers bien trop souvent à mon goût. Et pourquoi, exactement? Pour quelques likes de plus sur une photo qui ressemble à bien d’autres que l’on retrouve sur la toile infinie « des Internets »; pour quelques vidéos de chats ou de chiens qui s’énervent; pour quelques minutes de stalking malsain; pour du scroll… du scroll… du scroll… où je m’égare jusqu’à… pas de fond, parce que ça ne finit jamais. Ça m’amène toujours plus creux et je perds des heures précieuses que j’aurais pu utiliser à bien meilleur escient : travailler pour mon futur, mon roman, ou encore sur mes (vraies) relations.

Alors, il y a quelques années, j’ai décidé de m’octroyer gracieusement 365 jours de congé de Facebook. Même chose l’année dernière, où j’ai cessé l’utilisation du réseau quelques mois durant lesquels j’ai appris à me connaître mieux, à m’apprécier plus, à me retrouver, à vivre dans le présent, à l’endroit où je me situais plutôt qu’enfermée dans un écran, à des milliers de kilomètres de ma réalité.

Ce n’est pas un poisson d’avril, cette année, j’ai décidé de recommencer. Vous l’avez sûrement vu passer à travers votre feed interminable ou votre binge watch de stories sur Facebook ou Instagram : le concours La grande déconnexion, organisé par les bières Boréale, qui nous invite tous.tes à nous déconnecter de Facebook pendant trois jours; à retrouver l’ours qui hiberne en nous depuis le début de l’hiver pour profiter, pour de vrai, du temps qui passe autour de nous. Quand j’ai vu ça, je me suis dit « voilà ton coup de pied au cul ». Parce que j’y pense depuis un moment, mais que je trouve toujours des excuses pour ne pas m’y mettre.

Hé bien, voilà maintenant trois semaines que je n’ai pas scroller Facebook jusqu’à me demander « qu’est-ce que je devais faire, déjà? ». Voilà maintenant trois semaines que je ne visite Facebook que pour voir les infos concernant mon travail. Voilà maintenant trois semaines que je me purge des commentaires déprimants et parfois honteux que les gens se permettent de publier.

Je ne dis pas que Facebook n’est pas utile. Au contraire, je sais que ce réseau rapproche des gens, qu’il peut être rassembleur, même. Cependant, en ce qui me concerne, je me rends compte d’à quel point je peux m’y perdre et m’y engouffrer par lassitude ou par paresse. Alors, est-ce que ça m’est réellement serviable? Pas pantoute!

Fait que, c’est ça. Si ça te tente de participer, je t’invite, toi aussi, à te joindre à moi pour la grande déconnexion. Que ce soit seulement pour les trois jours du concours, pour plus longtemps encore, ou juste pour limiter tes visites ou ta consommation de données, je te le jure, tu sortiras sûrement de cette expérience un peu plus éveillé.e et, le plus important, libéré.e.

Source photo de couverture 

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