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8 mythes en alimentation

La nutrition. Un sujet qui entraîne de nombreuses discussions, tout un chacun ayant son opinion sur le dernier régime à la mode, sur la nourriture biologique ou encore sur les superaliments. J’ai eu le goût de me pencher sur des mythes entourant certains aliments ou certaines pratiques alimentaires.

  1. Digérer une gomme prend plusieurs années.

Vos parents vous ont peut-être répété de ne pas avaler votre gomme parce qu’elle se collerait à votre estomac ou y resterait pendant des années. Eh bien, ils avaient tort! Une partie de la gomme n’est en effet pas digérable, mais les grains d’épi de maïs ne le sont pas non plus et personne ne vous a interdit d’en ingurgiter trois lors de votre plus récente épluchette. Selon la gastroentérologue Lisa Ganjhu, le seul risque causé par l’ingestion de la gomme est celui de s’étouffer si elle obstrue les voies respiratoires au passage.

  1. Les aliments biologiques ne contiennent pas d’OGM.

Ceux d’entre vous qui souhaitent éviter l’exposition à des aliments provenant d’organismes génétiquement modifiés ne peuvent être assurés qu’en se tournant vers des produits biologiques, le problème soit réglé. Effectivement, un producteur de canola transgénique situé à des kilomètres d’une ferme certifiée biologique peut contaminer génétiquement les aliments produits sur cette ferme. La contamination peut être produite entre autres par la pollinisation ou la manipulation de la récolte avec des camions mal nettoyés.

  1. Les fruits et légumes surgelés sont moins nutritifs que les frais.

Règle générale, plus les fruits et légumes sont frais, plus leurs valeurs nutritives sont élevées. Dès la cueillette, la teneur en nutriments commence à diminuer. C’est donc dire qu’entre la récolte et l’arrivée au supermarché, un brocoli « frais » ne l’est pas autant que vous auriez pu le penser. C’est pourquoi les surgelés sont une alternative à ne pas négliger puisqu’ils sont généralement traités peu de temps après la cueillette, ce qui réduit la perte de vitamines et de minéraux. Par contre, gardez en tête qu’en saison, il est toujours mieux de miser sur des aliments locaux!

  1. La mention « multigrain » garantit un produit santé.

La fameuse inscription « multigrain » est fréquente sur les emballages de pains, de craquelins et de céréales. Pourtant, cette mention indique simplement qu’un produit contient plusieurs sortes de grains (avoine, blé, seigle, etc.). Pour être considérés « santé », soit riches en fibres dans ce cas-ci, les grains de ces produits doivent être entiers.

  1. Le sel de mer est moins néfaste que le sel de table.

Vous avez la dent salée? En optant pour le sel de mer, vous ne réduisez en rien votre risque de faire de l’hypertension artérielle. À vrai dire, le sel de mer et celui de table fournissent la même quantité de sodium, soit 2300 mg pour 1 c. à café (5 ml). D’ailleurs, ce nombre équivaut à la quantité maximale recommandée quotidiennement pour prévenir ou limiter la tension artérielle (les Québécois en consomment présentement le double…). De plus, bien que le sel de mer puisse renfermer des minéraux, la faible quantité de ceux-ci n’avantage pas ce type. Bref, les sels se différencient simplement dans leur goût et leur texture, plutôt que dans leur valeur nutritive. Vous devriez donc utiliser le sel modérément, peu importe lequel!

  1. Les œufs de poules en liberté sont plus nutritifs que ceux de poules en cage.

Qu’ils soient blancs ou bruns, qu’ils aient été pondus par des poules en liberté ou non, les œufs ont la même valeur nutritive. Ils sont l’un des aliments les plus complets, fournissant nombre de nutriments essentiels et représentant une excellente source de protéine. Les poules en liberté bénéficient cependant de meilleures conditions de vie, un côté à ne tout de même pas négliger.

  1. Le régime sans gluten est bon pour tout le monde.

Saviez-vous qu’entre 1 et 6 % des gens seulement auraient une sensibilité au gluten et que moins de 1 % seraient cœliaques? Cependant, un grand nombre de personnes n’attendraient pas le diagnostic d’un médecin avant de se proclamer intolérantes. Pourtant, une diète sans gluten nécessite souvent des changements alimentaires majeurs et son adoption avant d’avoir eu les tests diagnostiques peut négativement fausser les résultats.

D’ailleurs, ce qu’on appelle une intolérance au gluten est plutôt une sensibilité au gluten. En effet, cette condition n’est pas encore considérée par Santé Canada comme une réelle intolérance. Et une sensibilité au gluten et la maladie cœliaque sont loin d’être identiques! Les personnes cœliaques ne souffrent pas d’une allergie, mais sont plutôt atteintes d’une maladie auto-immune irréversible déclenchée par la consommation de grains contenant du gluten. L’absorption de cette protéine abîme la paroi intérieure de l’intestin grêle, restreignant la capacité d’absorption de certains nutriments, dont le fer, l’acide folique, le calcium, la vitamine D, les protéines et les graisses. Les personnes atteintes d’une sensibilité ingurgitant tout de même du gluten ressentiront les symptômes, mais ne risquent aucune complication.

  1. Manger du fromage à la fin d’un repas aide à prévenir la carie.

Selon de nombreuses études, la consommation de fromage préviendrait bel et bien l’apparition de caries (et constitue donc la seule vérité de cet article!). Le calcium et le phosphore, les minéraux se retrouvant dans le fromage, contribuent à l’effet anticariogène, en favorisant entre autres la minéralisation de l’émail des dents. Bien sûr, rien ne vaut un bon brossage de dents, pas même le meilleur gouda!

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