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Troquer ses emballages de plastiques pour des feuilles de bananier!

Pendant que certains perdent espoir ou disent qu’il est rendu trop tard, il y en a d’autres qui ne désespèrent pas et qui le crient haut et fort. Pendant que certains vivent dans le déni ou s’en foutent carrément, il y en a d’autres qui prennent action pour améliorer notre sort. Parce qu’ils ont compris que ce n’est pas en faisant rien que quelque chose va changer. Parce que même les petites actions qui semblent banales peuvent avoir un impact considérable, voire mondial. D’ailleurs, c’est ce que le supermarché Rimping, situé à Chiang Mai en Thaïlande, a démontré, en troquant ses emballages de plastique pour des feuilles de bananier et des morceaux de bambou.

C’est une solution tellement simple qu’on se trouve presque niaiseux de ne pas y avoir pensé avant. La preuve que ce sont parfois les idées les plus accessibles qui donnent les meilleurs résultats. Cette initiative exemplaire évoque aussi tout ce qui ne va pas avec le monde. Parce qu’on vit dans un monde où ce sont ceux qui polluent le plus qui subissent le moins de conséquences. Où les pays les plus riches continuent de croître pendant que les plus pauvres n’arrivent même pas à répondre à leurs besoins de base. Où on se déculpabilise de surconsommer parce que nos rues et nos eaux sont plus propres que celles de nos voisins orientaux. Mais ce n’est pas parce qu’on réussit à cacher nos dégâts en surface qu’ils ne sont pas tout aussi néfastes.

C’est exactement ce que ce supermarché thaïlandais nous rappelle en s’attardant davantage à l’élimination du déchet plutôt qu’à sa réutilisation. Bien que le recyclage permette une certaine réduction de la pollution, il est loin d’être suffisant pour contrer les dommages liés à la surconsommation du plastique. En fait, moins de 10% du plastique qu’on recycle est réellement recyclé, et ça, c’est sans compter celui qu’on ne peut même pas mettre au recyclage. On sait pertinemment que le plastique, surtout celui à usage unique tel que les emballages, est un des plus importants polluants de notre planète, donc il faut revoir nos habitudes et s’attaquer à la source elle-même. Parce que si on élimine l’intrant, on élimine inévitablement l’extrant; si on cesse d’utiliser le plastique, on cesse forcément de produire les déchets polluants qui en découlent.

Eh bien, Rimping a compris tout ça en optant pour un emballage tout à fait naturel, soit les feuilles de bananier, au lieu de celui en plastique. Comme l’Asie du Sud-Est regorge de bananiers, il est facile pour les pays comme la Thaïlande de s’en procurer en grandes quantités et à moindre coût. Il s’agit également d’une bonne façon d’exploiter un produit local, qui autrement ne sert pas à grand-chose, sans émettre de déchets toxiques pour l’environnement. Évidemment, les pays occidentaux n’ont pas accès à cette ressource de proximité, mais une telle initiative nous porte à nous questionner pour revoir et simplifier notre consommation, notamment en éliminant le plastique de notre quotidien.

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