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Québec, tu me manques.

L’été s’en vient pis, avec lui, les souvenirs de toi pis de moi pis de ces belles années passées au cœur de tes longs bras, de tes soupirs pis de tes grands vents qui nous portaient où on le souhaitait, tant qu’on était ensemble.

T’sais, j’ai beau être partie, je t’avoue que j’ai le cœur qui se squeeze un peu chaque fois que je regarde les photos de nous deux, celles des marques du temps sur ton corps étendu, tout près, à perte de vue.

Québec, je m’ennuie de tes courbes pis de tes hauteurs; de tes humeurs pis de tes escarpements; de nos rêves, de nos vertiges pis de nos idées de grandeur. Ensemble, on était invincibles, on avait le monde entre nos mains pis on se foutait de l’avenir qui s’en venait au lever du jour. Toutes tes beautés me faisaient flancher, m’allumaient le dedans à coups de Lumos pis ton cœur… ton cœur, il me rentrait dedans comme une bonne pinte de La Souche.

À nouveau, j’ai envie de te parcourir de long en large, de te découvrir comme au premier jour. De te toucher du bout des doigts, de t’observer tout le temps, pis de me délecter de toi. J’ai envie de humer ton parfum pis qu’ensemble, on prenne notre temps, comme avant, tu te souviens?

J’ai envie de surplomber tous tes charmes sans jamais m’en lasser, de te lire des histoires pis de t’écrire des poèmes. J’ai envie de sentir ta chaleur sur ma peau, de vivre de tes caresses de bon temps pis, aussi, de tes averses et de tes torrents. Je veux naviguer entre tes saisons, me perdre à travers chacune de tes couleurs. Les yeux fermés, me laisser guider par tes mélodies pis tes sentiers sauvages, à travers tous tes reliefs.

Québec, tu me manques. J’ai le Château Frontenac tatoué sur le cœur.

Je reviens te voir bientôt, promis.

Source photo de couverture

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