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En ce Jour de la Terre

Aujourd’hui, le 22 avril, est un jour important de l’année. C’est le Jour de la Terre. Une journée où tout un chacun devrait prendre le temps de réfléchir à son impact personnel sur l’environnement, mais également aux changements qu’il serait possible d’apporter au quotidien afin de rendre à notre chère planète la santé qu’elle mérite. Toutes les dates au calendrier devraient être des journées dédiées à en prendre soin, puisque c’est grâce à elle que nous existons, tout simplement, et ce n’est pas rien. La Terre n’a pas besoin de nous pour exister, mais nous, en contrepartie, avons besoin d’elle.

Pour cette occasion, deux Crépues et moi-même avons décidé de vous livrer un témoignage en lien avec notre prise de conscience environnementale ainsi que des petits trucs que nous tentons d’appliquer au quotidien!

Alexandra Ducharme

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été conscientisée sur les conséquences positives ou négatives que je pouvais avoir sur l’environnement, mais je me souviens d’un moment fort de ma 6e année du primaire qui m’a particulièrement marquée à ce sujet. Un jour, nous avions reçu dans notre classe une femme tellement inspirante qui était venue nous parler des petits gestes que nous, jeunes préados, pouvions faire au quotidien. Elle avait su susciter en moi une passion pour la protection de l’environnement, en m’impressionnant avec ses histoires de couches lavables et de transport quotidien en autobus avec ses enfants. J’étais revenue à la maison ce soir-là, avec une tonne de nouvelles connaissances sur le recyclage et une graine bien plantée dans l’esprit de la petite fille de 11 ans que j’étais : j’allais tout faire en mon pouvoir pour faire ma part et changer les choses! À ce jour, j’ai modifié plusieurs habitudes de vie et je tente quotidiennement de m’améliorer, un petit pas à la fois.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous dire que le geste le plus important que vous puissiez faire est d’abord de vous informer, puis de vous exprimer, de participer et de vous engager dans la lutte à la protection de l’environnement, selon vos capacités!

Laurie Lafontaine Côté

La première fois que j’ai vu à quel point la pollution pouvait faire des dommages extrêmes, c’était au Guatemala. Je suis allée dans un village dans le cadre de mon travail pour rencontrer des familles, et nous avons constaté que plusieurs enfants étaient malades. Ils avaient des problèmes de peau et des yeux que je n’avais jamais vus ailleurs. On m’avait alors expliqué que c’était à cause de l’eau extrêmement polluée du cours d’eau qui était à proximité de chez eux, et comme c’était la seule source d’eau dans le coin, ils l’utilisaient pour tout. Sur le coup, ça m’a choquée; j’étais triste de voir que ces enfants souffraient à cause de la pollution. Dans ma tête, ça a confirmé qu’il fallait continuer à faire de la sensibilisation, et surtout montrer des cas concrets pour que les sceptiques comprennent la gravité de la situation.

Je parle du Guatemala, mais il y a des histoires catastrophiques partout dans le monde en lien avec l’environnement. Tout le monde peut sensibiliser son entourage, en passant par la famille et les amis, mais aussi les collègues. On peut tous faire mieux et adopter de nouveaux comportements pour la santé de notre planète Terre, et du même coup, pour la nôtre :

  • Le plogging

Le plogging est un mouvement qui gagne en popularité et qui consiste à jumeler jogging et ramassage de déchets. Plusieurs événements sont organisés dans les villes pour faire du plogging, mais les gens peuvent décider d’en faire en solo à tout moment.

  • Le compostage domestique. 

Pour savoir comment bien faire du compostage domestique, vous pouvez consulter ce site : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/citoyens/matieres-organiques/compostage-domestique

  • L’écoconduite

Profiter du printemps pour adopter des moyens de transport verts : marche, vélo (aussi bon pour l’environnement que pour la santé), autobus, covoiturage…

  • Faire des dons

Les gens peuvent compenser leurs émissions de carbone en faisant un don à l’organisme Socodevi, qui se chargera de planter des arbres.

Virginie Roy

Il y a quelques années, ma coloc est devenue végétarienne, puis vegan. J’appréciais le fait qu’elle ne me harcelait pas à tout bout de champ pour me dire que mon steak haché provenait d’un pauvre bœuf tué et que je devrais me sentir mal. Par contre, nous en parlions souvent, et j’aimais (et j’aime toujours) cuisiner des recettes sans viande. Un jour, lors d’une de ces discussions, elle m’a mentionné quelque chose qui m’a frappée et qui me reste en tête depuis ce temps : « Tu sais, Virginie, toi qui aimes tant l’environnement, couper ta consommation de viande, ça l’aiderait, la planète. »

Cette phrase m’a fait réaliser que j’avais beau dire que j’avais la protection de l’environnement comme valeur, je ne faisais que de très petits gestes pour elle : récupérer, utiliser le transport en commun ou faire du transport actif, ne pas faire imprimer pour rien, économiser l’eau, juger les gens qui jetaient leurs déchets par terre… Depuis cette prise de conscience, j’essaye que mes bottines suivent mes babines! Et vous savez quoi? Je ne me sens pas du tout privée de confort.

Quand on y va progressivement, de petits gestes réfléchis deviennent des habitudes. Voici une liste non exhaustive des gestes que j’ai intégrés depuis ce jour, particulièrement au cours de la dernière année :

  • Ne plus consommer de bœuf. Bon, je ne suis pas encore végétarienne, mais je n’achète plus de bœuf. L’élevage du bœuf émet 5 fois plus de gaz à effet de serre que les vaches laitières, le porc et la volaille![1]
  • Le compost. Mon petit seau blanc, récupéré d’un service traiteur qui y mettait de la soupe, est sous mon évier et ne dégage aucune odeur. Ça permet de détourner une quantité importante de déchets organiques du dépotoir tout en faisant le bonheur des agriculteurs et de Monsieur et Madame Tout-le-Monde qui ont un potager à la maison.
  • L’achat en vrac. Le suremballage, ça m’énerve au plus haut point! Le plastique, ça a ben beau être récupérable, mon bac ne contenait que ça! L’achat de nourriture en vrac permet d’acheter la quantité que je veux, en évitant le plastique et le suremballage. L’achat en vrac de produits ménagers aussi, comme le savon à vaisselle, ça permet cela, en plus d’être souvent moins toxique.

[1] Lavallée, Bernard. (2015). Sauver la planète une bouchée à la fois : trucs et conseils. 228 p.

Par Alexandra Ducharme, de Laurie Lafontaine Côté et de Virginie Roy

Photo : Paweł Czerwiński
Source : Unsplash

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