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Une histoire de gym qui finit bien

Il y a longtemps que j’avais envie de vous parler de ma relation avec le gym, mais j’attendais le moment idéal pour amorcer cette discussion. Le gym et moi, ça ne fait pas super longtemps qu’on est amis. Je dirais qu’on entretient une belle relation saine et active depuis environ six mois. On a débuté notre relation dans le but de combler un besoin d’acceptation et par effet de la pression sociale. Heureusement, on a été plus fort que ça. Je vais vous raconter, mais laissez-moi d’abord vous mettre en contexte. Préparez-vous un thé, mon histoire est longue, mais je crois qu’elle en vaut la peine.

Pourquoi ai-je décidé de vous parler de ma relation avec le gym? D’abord, le 6 mai dernier était la journée internationale sans régime. Je sais qu’à quelques mois de l’été, la pression d’obtenir un bikini body se fait présente et que les publicités pour les régimes et les produits amincissants miracles augmentent en flèche. Je crois que c’est le moment parfait de se rappeler que la santé est au-delà l’apparence physique et que le « bikini body » parfait est simplement ton corps avec un maillot de bain. Je crois qu’il est important de se rappeler que, peu importe notre objectif de composition corporelle, les changements qu’on prend à long terme dans le but d’améliorer notre santé de façon saine battront toujours n’importe quel thé amincissant. Je crois qu’il est essentiel de se rappeler qu’on n’a pas besoin de se forcer à faire un sport ou à manger des choses que l’on déteste dans le but d’atteindre un idéal de beauté qui n’est pas nécessairement ce qui nous rend heureux.ses.

Alors, ma relation avec le gym a débuté après mon parcours au cégep. Je faisais du sport collégial que je n’ai pas poursuivi avec l’évolution de mes études. L’élément déclencheur n’a donc pas été une certaine prise de poids, mais bien le désir de vouloir remettre la machine en marche.

Sauf que, je ne voulais pas y aller.

Je savais que je devais y aller (« Il faut aller au gym pour être en santé, right? » me disais-je à l’époque), cependant le centre de conditionnement physique me terrifiait complètement.

J’ai toujours été un peu large, mais pas grosse. Mon indice de masse corporelle me plaçait dans la catégorie de l’embonpoint, mais je réussissais quand même à trouver des vêtements dans les magasins de fast fashion populaires. Bref, je me décrivais comme une grande fille forte et bâtie. Je tiens à le spécifier, pas que ma composition corporelle est importante, mais parce que mon poids faisait un peu partie de ma relation haineuse au départ avec le gym. Je n’avais pas peur du gym, parce que je n’aimais pas mon corps, j’avais peur du gym, parce que je ne voulais pas que les gens pensent que j’y allais, parce que je n’aimais pas mon corps. Est-ce que ça a du sens? Je n’avais pas envie qu’on associe mon désir de me remettre en forme au stéréotype de la fille un peu grasse qui va au gym, parce qu’elle n’est pas bien dans sa peau. Je ne connaissais rien à l’entrainement en salle — absolument rien – et je n’avais jamais eu d’intérêt pour ce genre de chose. Je n’étais pas la grande sportive, celle qui a toujours trippé sur le sport et qui y excellait, alors à quoi les gens allaient associer mon soudain désir de vouloir faire de l’activité physique? Je ne voulais pas que #lesgens pensent que j’étais au « régime ». Je sais que c’est des réflexions qui sont stupides, mais, moi, c’était ça, mon blocage.

Je me suis lancée à trois reprises vers la salle de sport dans le désir de m’y inscrire (today is the day!), mais je reculais toujours en panique à la dernière seconde. J’ai eu besoin qu’une bonne amie à moi m’y accompagne. Je tremblais comme une feuille tout le long de mon inscription.

J’ai pris la décision d’investir dans les services d’un entraineur privé, à raison d’un entrainement supervisé aux deux semaines. Premièrement, je vous rappelle que je n’avais aucune — zéro — connaissance en entrainement en salle. J’avais besoin d’un.e professeur.e, je voulais apprendre de la bonne façon et ça me rassurait énormément d’avoir un.e professionnel.le à mes côtés. Je ne regrette aucun des dollars que j’ai pu dépenser pour mon entrainement privé. 100 % worth it.

Mon premier objectif? Réussir à faire un seul push-up sur les pieds. Un objectif simple, peut-être, mais qui était pour moi la réussite de grandes choses.

Au départ, je n’étais pas très assidue. J’essayais de me fixer un objectif réalisable de nombre de visites par semaine, mais je le voyais beaucoup plus comme une tâche à réaliser. Je n’étais pas encore très compétente avec ma technique et, comme ma santé n’était pas encore au top, je trouvais les séances d’entrainement longues et difficiles. J’ai continué comme ça durant une bonne année, à avoir une assiduité douteuse et à y aller parce qu’« il le fallait».

Puis, il y a six mois, l’une de mes meilleures amies s’est inscrite au même centre que moi. En plus de mes séances avec mon entraineur, je venais m’entrainer avec elle. Je lui montrais les exercices que j’avais appris. J’ai développé un sentiment de compétence : est-ce que c’était vraiment moi qui donnais des conseils en entrainement?

J’ai finalement réussi mon premier push-up! Puis, j’en ai réussi 10! Les réussites s’accumulaient, mon entraineur m’encourageait, je me sentais bonne, compétente et surtout fière. J’ai augmenté ma fréquence de visite au centre et mon nombre d’entrainements privés supervisés. Je l’ai fait, pas parce que j’en avais de besoin, mais parce que j’avais tellement de plaisir à dépasser mes limites avec mon entraineur! L’entrainement en salle faisait maintenant partie de ma routine à 100 % et, en plus, j’aimais ça! Même que, lorsque j’ai dû me mettre à la recherche d’un nouvel emploi étudiant, je suis allée porter un CV à mon gym et on m’y a engagée.

Je suis passée de la fille terrorisée par la salle d’entrainement à celle qui y travaille et qui adore ça! C’est une évolution qui me surprend encore moi-même.

Ah, oui! Je crois qu’il est important de mentionner que, parmi toutes ces belles réussites, aucune n’était associée à un changement de ma composition corporelle. J’étais plus forte, plus confiante, plus en santé, mais je n’avais pas perdu de poids.

Alors, voilà! C’est ça, ma belle histoire de gym qui finit bien!

Je l’ai partagée comme un encouragement pour tous.tes ceux et celles qui ont envie de se lancer, mais qui ont peur. Je l’ai écrite comme un rappel : ce n’est pas vrai que le gym doit être une corvée, parce qu’« on n’a pas le choix ». Il est possible d’apprendre à aimer ça et de développer un sentiment de compétence. Votre centre d’entrainement a des ressources pour vous aider à réussir et ils souhaitent probablement votre réussite autant que vous. Mais, surtout, si vous n’aimez vraiment pas ça, il existe tellement d’autres façons de bouger! Ce n’est pas parce qu’une influenceuse célèbre réalise cet entrainement que vous devez faire le même pour obtenir des résultats (peu importe le résultat désiré) similaires. Faites ce que vous aimez. Le gym n’est qu’une façon parmi tant d’autres de faire de l’activité physique.

Pour terminer, mon histoire est là pour vous rappeler que les bienfaits de l’activité physique ne se limitent pas à un changement dans notre composition corporelle. Les changements qu’on apporte à notre mode de vie devraient être faits dans le but de voir une amélioration de notre santé à long terme, et non pour être certain.e que notre corps rentre dans un morceau de tissu le temps d’une saison.

Une relation saine avec l’entrainement, c’est possible.

Testé et approuvé!

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One thought on “Une histoire de gym qui finit bien

  1. Bravooooooo! Moi j’adore la muscu parce que je me sens forte quand j’en fais. Je tripe quand je vois les charges que je peux lever. . J’aprends de nouvelles choses. Y aller avec des amis est le mieux. Bravo!

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