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À toi, la personne qui se proclame non-féministe

Quand j’ai commencé ma réflexion sur les théories et les enjeux féministes, je me sentais gênée dès que j’en parlais. J’avais peur de paraître trop intense, je ne voulais pas que les gens me trouvent lourde (les vrai.e.s comprendront). Mon côté militante avait, et a encore, de la difficulté à cohabiter avec mon côté je-ne-veux-pas-déplaire. Avec les années, j’ai appris à choisir mes combats, comme on dit, et je tends à trouver un juste milieu qui ne me draine pas trop tout en me permettant de défendre mes opinions.

Écrire est l’une des solutions que j’ai trouvées. Alors aujourd’hui, je m’adresse à toi, individu qui se range fièrement derrière l’étiquette « non-féministe ». Oui toi, la personne qui sort des phrases comme « coudonc, es-tu dans ta semaine? » quand une femme se fâche et qui croit que les féministes sont des « femmes mal baisées ». Chaque fois que j’essaie d’avoir des discussions avec toi, ça finit (trop) souvent par un « si t’aimes pas les hommes, ben devient donc lesbienne » (parce que tout le monde sait que ça se change en claquant des doigts, une orientation sexuelle, t’sais).

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Ce court texte t’est destiné. Je souhaitais simplement t’avouer que je ne comprendrai jamais pourquoi tu continues de clamer haut et fort ta non-appartenance à un mouvement (hétérogène, ne l’oublions pas) qui vise l’égalité au sein d’une société. Il m’est impossible d’énumérer dans cet article tous les arguments qui prouvent que les féministes frustrées ont de très bonnes raisons de l’être. Cependant, voici quelques faits et affirmations qu’un jour, peut-être, tu t’efforceras à comprendre et à intégrer :

  • La politique, l’économie et le droit sont genrés. Ça fait drôle à entendre n’est-ce pas? Mais quand on constate les effets néfastes du patriarcat et du néolibéralisme sur les femmes, on n’est plus si étonné.e.
  • Ce n’est pas exagéré d’utiliser un vocabulaire exclusif ou d’imposer des quotas dans certains domaines. Ce sont des solutions qui forcent les instances à rendre visibles des groupes marginalisés et discriminés.
  • ON N’A PAS ATTEINT L’ÉGALITÉ DE GENRE AU QUÉBEC. « Ouin, mais c’est ben pire ailleurs. » L’objectif ici n’est pas de se comparer, mais d’aller constamment de l’avant. Pas en se demandant si on en fait assez, mais en s’interrogeant sur ce qu’on pourrait faire de plus.
  • Une personne féministe a le droit de ne pas vouloir t’expliquer ce que sont l’empowerment, l’intersectionnalité, la division sexuelle du travail ou la charge mentale par exemple. Rien ne l’oblige à endosser ce rôle. Il existe de multiples plateformes qui servent à ça.

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En terminant, en voici justement quelques-unes :

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