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Laisser « flower » sa pilosité

L’acceptation de soi est souvent un constant combat.

Est-ce que mes seins sont d’une « bonne » grosseur?
Est-ce que mes fesses sont assez bombées?
Mes lèvres assez pulpeuses?

J’en passe, la liste est longue.

Ça me donne juste envie de crier fort, toute cette pression. C’est quoi, tous ces critères, ça sort d’où? J’peux-tu juste être moi, s’ou plait?

Donc… mes poils, j’en fais quoi? Ils doivent bien être sur mon corps pour une raison. Pourquoi ai-je appris à les détester, à en avoir honte, à vouloir les faire disparaître à tout prix?

Bon, avec tous ces points d’interrogation, je réalise que jamais je m’étais arrêtée pour me questionner depuis mes 12 ans. Dès le premier signe de pilosité, j’ai pris le rasoir à ma maman et j’ai rasé le tout. Dix ans d’angoisse pendant l’été à savoir si j’avais oublié un poil. À dépenser maintes fois pour des rasoirs roses à la fine pointe qui coûtent le double du prix des rasoirs pour hommes. Bref, on connait le scénario.

Dans cette bataille d’acceptation, d’appréciation de son corps, j’ai délaissé le rasoir, pour voir. Pour voir mon corps à l’état naturel et pour l’aimer. Pour être libre. Pour me défaire des stéréotypes et reprendre le pouvoir sur mon corps. Celui que j’avais laissé aux regards des autres.

Côté esthétique, ça m’plait. Ça fait maintenant deux ans, mais je dois avouer qu’au début, en me regardant dans le miroir, ça ne me venait pas tout de suite puisque je ne m’étais jamais vue telle quelle. Je trouve intéressant de lutter contre une idée de masse, une perception de l’image de la femme tant incrustée et assimilée par la population. Qu’y a-t-il d’anormal dans le fait de laisser son corps être? Le laisser au naturel. Je trouve, encore une fois, tellement représentatif cette façon dont on essaye de dénaturaliser l’humain. Le couper de ses sens et l’imbriquer dans un monde superflu qui invente des besoins X pour vendre toujours plus. Peut-être que dans le fond, pour moi, c’est une mini révolte.

C’est sans aucun doute une décision strictement personnelle. Ce que tu fais avec tes poils, ça te regarde. Que tu t’épiles, que tu te rases, que tu te laisses pousser les poils de jambes mais pas ceux pubiens, que tu aimes bien les poils sous tes bras mais pas ceux sur tes jambes… Ton corps, ton choix.

P.-S – Si ton/ta partenaire ne veut pas te faire de sexe oral parce que tu as des poils pubiens, that person’s just not the one.

#maipoils 🙂

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