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Le flexitarisme

Pour mon premier été hors du nid familial, je me suis lancé un défi, soit celui de ne plus acheter de viande pour toute la durée de la saison. Et dans l’optique de mettre toutes les chances de réussite de mon côté, j’ai opté pour une approche moins drastique : le flexitarisme.

Le flexitarisme est un mouvement qui s’est développé aux États-Unis au début des années 1990. Ce qui le distingue du végétarisme, c’est le fait que la consommation de viande n’y est pas entièrement proscrite. En effet, lorsqu’on est invité.e à souper chez des amis, qu’on sort au restaurant ou qu’on retourne quelques jours dans nos patelins familiaux, par exemple, on peut revenir à un régime omnivore. Le mot le dit, c’est flexible.

Si j’ai choisi de réduire ma consommation de viande, c’est d’abord par souci pour l’environnement. Saviez-vous que l’industrie animale est la source d’environ un cinquième de toutes les émissions de gaz à effet de serre relâchées dans l’atmosphère? C’est également la principale source de pollution de l’eau. Il faut aussi considérer le côté moral de la chose : les fermes d’élevage, bien que régies par des lois strictes, ne garantissent pas le bien-être optimal de l’animal durant son développement. Trop souvent, les animaux naissent et grandissent dans des conditions difficiles, parfois cruelles. Enfin, un autre argument non-négligeable pour le flexitarisme, c’est l’impact économique; limiter son achat de viande, c’est bon pour le portefeuille.

Évidemment, la transition n’est pas toujours facile. Changer radicalement ses habitudes de vie du jour au lendemain, sans préparation, c’est tout un défi. C’est facile de tomber dans le pattern de ne manger que des pâtes. On se tanne assez vite du manque de diversité, les nutriments essentiels viennent à manquer et l’envie de tricher se fait tenace.

C’est pourquoi j’ai choisi le flexitarisme : afin d’avoir plus de temps pour développer mon nouveau style alimentaire et pour m’éviter la culpabilité d’avoir l’impression de « tricher » si je finis par opter pour un repas carnivore. De plus, je ne voulais pas imposer mes choix à mes parents quand j’allais leur rendre visite quelques weeks-ends.

Faire l’épicerie quand on est un.e jeune étudiant.e en appartement, c’est tout un casse-tête. L’inspiration n’est pas toujours au rendez-vous, et même quand elle l’est, il faut gérer les quantités pour éviter le gaspillage, et bien sûr gérer le budget. La planification reste la meilleure solution, mais c’est un grand travail que de trouver les recettes, les modifier pour adapter les ingrédients plus coûteux et s’assurer que tous les aliments seront consommés dans les délais adéquats. Après une journée de travail ou d’école, la motivation de choisir quoi manger, d’aller chercher les ingrédients nécessaires et de préparer ledit repas manque à l’appel. Dans un tel contexte, c’est facile d’abandonner et de se tourner vers une solution rapide mais plus dispendieuse, et souvent moins santé. Le casse-tête est encore plus grand quand on ne possède pas de voiture, parce que ça devient plus difficile d’acheter des grosses quantités ou des gros formats.

Bref, ma transition a été tout un défi. Malgré tout, je vous présente mes trucs pour bien entamer le tout :

  • Planifier! Faites des recherches pour découvrir des recettes qui vous intéressent. Au-delà des livres et des sites Internet, les réseaux sociaux peuvent contenir une mine d’or d’idées. Pinterest est une source intéressante, tout comme Instagram si on se tourne vers les comptes appropriés. Personnellement, j’ai eu un gros coup de cœur pour les plateformes de Cuisine estudiantine, gérées par Maude Bergeron.
  • Choisir l’option végé dans les restaurants. De nos jours, la plupart des restaurants offrent quelques plats sans viande. C’est une belle occasion d’en goûter de nouveaux et de s’inspirer pour la suite.
  • Adapter des recettes déjà connues. Il n’est pas nécessaire de se brusquer les papilles d’entrée de jeu! Optez pour des fajitas traditionnels dans lesquels on remplace le poulet pour le tofu, ou encore un plat de général tao à base de chou-fleur.
  • Mais aussi… Oser essayer! J’ai découvert tant d’aliments qui ne m’avaient jamais intéressés. Mon défi m’aura ouvert la porte à tant de saveurs.

À la fin de l’été, j’ai conservé mes habitudes alimentaires. Parce que comme on le lit sur les réseaux sociaux, nous n’avons pas besoin de quelques personnes qui sont parfaitement écolo mais plutôt de millions de personnes qui le sont imparfaitement. Chaque petit geste compte. Entamerez-vous la transition?

Si vous voulez tenter l’expérience du flexitarisme, n’hésitez pas à me partager vos expériences. Et si vous êtes un végétarien affirmé, sachez que je suis toujours ouverte aux trucs et aux suggestions!

Source : Unsplash

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Références : lesechos.frwikipedia.orgledevoir.comobservatoireprevention.org.

One thought on “Le flexitarisme

  1. J’avais un copain qui était 100 % viande, mais vraiment 100% carnivore sans exception! Et j’ai réussi à lui faire apprécier les légumineuses en les mélangeant avec la viande hachée pour une recette de chili, ou de tacos etc…. Et ça a fonctionné ! Souvent les personnes qui n’osent pas goûter ont les yeux totalement fermés et manquent l’occasion d’ouvrir leur papilles gustatives ! Et les plats végé sont ceux qui, selon moi, on le plus de saveurs et de goûts différents 😀

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