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L’avortement : un droit qui devrait être acquis

La nouvelle loi votée en Alabama criminalisant l’avortement fait beaucoup réagir, et avec raison!!! On parle d’un immense pas vers l’arrière qui montre encore une fois que nous sommes géré.es par des hommes qui ne comprennent pas les réalités qui les entourent.

En gros, pour celles et ceux qui se le demandent, l’Alabama a tout récemment voté une loi criminalisant totalement l’avortement, la loi la plus restrictive de tous les États-Unis : toute interruption de grossesse volontaire est interdite, même dans les cas de viol et d’inceste. Je vous invite à lire l’article d’Ici Radio-Canada pour en savoir plus.

L’avortement est un droit. Chaque fille et chaque femme doit avoir le droit de décider ce qu’elle fait avec son corps.

Si elle est 100 % pro-vie et choisit de rendre à terme sa grossesse, c’est son choix.

Si elle souhaite se faire avorter parce qu’elle n’a pas les ressources pour bien s’occuper d’un enfant, c’est son choix.

Si elle a déjà deux enfants, tombe enceinte une troisième fois par accident et décide de le garder, c’est son choix.

Si elle s’est fait violée, tombe enceinte de son agresseur et veut se faire avorter à tout prix, c’est son choix.

Parce que ce n’est pas un secret, une grossesse n’a pas que des impacts physiques, et ces impacts ne durent pas que neuf mois.

J’ai connu une femme qui avait une opinion très tranchée sur l’avortement : elle était totalement contre. Elle respectait tout de même le choix de celles qui optaient pour l’avortement. Et puis, un jour, elle est elle-même tombée enceinte par accident. Elle l’a gardé (un bébé trop mignon!) et elle est très heureuse avec sa petite famille. Mais elle m’a avoué avoir grandement envisagé de se faire avorter. C’est le parfait exemple qui montre qu’on ne peut pas réellement savoir de quoi on parle tant que ça ne nous est pas arrivé.

Des filles dans mon entourage ont eu des interruptions de grossesse et certaines m’en ont parlé. Elles m’ont dit que oui, c’est très difficile comme épreuve, mais qu’elles ne le regrettent pas.

Si une fille ou une femme tombe enceinte, qu’elle le garde ou non, c’est son choix. That’s it. Ça reste son corps et sa décision. Je ne vois pas comment quelqu’un pourrait se donner le droit de décider à sa place.

Si ça t’intéresse de savoir ce qu’il en est ici, voici un bref aperçu de l’histoire de la légalité de l’avortement au Québec, par Éducaloi.

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