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Quand le changement est un cadeau

Entropie : mot d’origine grecque signifiant « transformation ». Il caractérise le degré de désorganisation, ou d’imprédictibilité du contenu en information d’un système.

Bref, un peu comme notre monde. Il fait à sa tête un peu (très) souvent. Si quelqu’un t’avait dit, il y a 5 ou 10 ans, que tu en serais là aujourd’hui dans ta vie, tu aurais probablement ri. Ou tu ne l’aurais pas cru.

Cher(e) banlieusard(e) qui déteste le trafic, bienvenue aux études dans la métropole, où certains kilomètres se feraient plus rapidement à la course sur le trottoir qu’en voiture. Ben non, tu n’as plus le goût de devenir architecte, et non, avoir quatre enfants et une grosse maison à Rosemère, ce n’est plus dans tes ambitions. Pis c’est correct de même. La seule chose qui ne va jamais changer à travers les années, c’est justement la constance du changement.

Ça fait peur de se dire qu’on se lance dans l’inconnu les yeux fermés en croisant les doigts, mais la vérité c’est que bien vite, ça va devenir du connu. Et c’est ce connu-là que tu vas laisser derrière un jour au profit de ce que tu vas maintenant considérer comme épeurant.

Verrais-tu ça, toi, un oiseau qui refuse de voler parce que ça fait peur? D’un coup qu’il tombe. Non, parce qu’un oiseau au sol, c’est voué à l’échec. Les oisillons vont se planter, mais surtout se relever. Un jour, voler va devenir tellement commun qu’ils vont oublier qu’il fût un temps où ça faisait mal. T’as sûrement déjà sacré le camp en vélo, ça ne t’a probablement pas empêché de remonter et de continuer.

Je suis consciente que c’est difficile d’appliquer toutes ces belles paroles concrètement. Je t’invite donc à te poser la question suivante : « Qu’est-ce que ça m’apporte de rester? » À la veille d’un changement important, tu vas sans doute réaliser qu’à part quelques points de repère de ta routine, ou peut-être un ami proche de qui tu t’éloigneras, tu ne laisserais pas une tonne derrière toi. Rien qui ne mérite de t’empêcher de découvrir ce qui sera sans doute beaucoup plus beau ailleurs.

Rappelle-toi aussi que le plus important, ce à quoi tu tiens le plus, ce n’est jamais coulé dans le béton. Tes relations, ton entourage, ta routine et ton équilibre, tu peux traîner ça partout avec toi. Ce ne sera pas pareil, je te l’accorde, mais ce sera là. C’est pas parce que ton amie ne travaille plus dans le bureau à côté du tien que tu ne peux pas l’appeler pour aller prendre un café.

Le changement, ça te brasse le dedans et ça te remet en question. Spoiler alert : ce n’est pas juste ton environnement qui va changer, c’est toi aussi. Tu vas apprendre à t’adapter, et ce sera même plus facile que la dernière fois. Tu vas apprendre à être meilleur(e) à te modeler à différentes situations. Tu vas aussi être plus fort(e).

Bref, si, à l’approche de l’été, ta vie est sur le point de changer, que tu es sur le point d’obtenir ton diplôme, de déménager, de partir à l’étranger : ne t’arrête pas à ce que tu vas physiquement laisser dans le passé, mais plutôt à ce que tu vas devenir. Des expériences, des hauts et des bas, des joies et des pleurs. Ton seul chez-toi, c’est toi-même, et heureusement, car peu importe où tu es dans le monde, tu pourras te sentir à la maison.

Parce qu’après tout, comment espères-tu changer le monde si tu n’es pas capable d’accepter de changer toi-même?

Photo : Suzanne D. Williams
Source : Unsplash

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