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Et si on arrêtait de se comparer la réussite?

Il n’y a pas si longtemps, le passage à l’âge adulte ne laissait aucune place à la déviation de la tradition et était marqué par des chemins restreints, stricts et peu questionnables. Les temps ont changé rapidement, laissant place à une multitude de façons de mener sa vie et de prendre les décisions qui la construiront. Alors qu’il fut un temps où l’espace pour comparer et critiquer la vie des gens se limitait aux retrouvailles du secondaire, on le fait maintenant un peu chaque jour, selon la tendance qui détermine notre conception de la réussite.

Vers la mi-vingtaine, certains auront déjà une carrière épanouie, fondé une famille, d’autres n’auront pas fini d’étudier, alors que bon nombre se demandent encore à quoi dédier leur vie. Si plusieurs attribuent à la réussite le nombre d’années d’étude, d’autres se comparent le portefeuille pendant que des globe-trotters regardent avec dédain les jeunes parents.

Cette tendance à se comparer et à justifier nos choix ne tente même plus d’être subtile : elle est partout et on cherche à s’en défendre. Cette multitude de chemins différents pourrait simplement être le riche portrait d’une génération libre qui n’est plus aux prises avec les dictats sociaux de la « vie rangée ». Sauf qu’il semble que notre ère incite à mesurer et comparer la réussite : on se sent bien peu de choses dans un mode de vie tranquille faisant l’objet d’une check list de trois points. Des entrepreneurs méprisent ton « 9 à 5 » et des propriétaires ne tardent pas à te rappeler tes mille piasses par mois garrochés, pendant que les couples de longue date s’obstinent avec les célibataires à savoir quel camp profite le plus de la vie. Ce phénomène est bien décevant, parce qu’il nous positionne toujours dans des situations où l’on sent qu’on doit justifier nos choix ou les opposer à d’autres, alors que leurs raisons d’être sont le propre de chacun, et non l’objet d’une compétition.

Parce que la notion de bonheur ne sera jamais universelle, tenter de dresser un modèle type de la réussite ne fait que renforcer les murs de faussetés qui nous font oublier qu’il y a autant de personnes que de façon de vivre sa vie.

Source : Pexel

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