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C’est à ton tour, papa

À toi qui vis parfois dans l’ombre de ta douce moitié, par principe que tu ne nous as pas portés. À toi dont le rôle est souvent ambigu entre la position d’autorité et l’envie de materner. À toi qui n’obtiens pas le mérite de nous avoir mis au monde, mais qui nous as tout autant donné la vie. À toi qui ressens toujours la pression d’être le plus fort, le pourvoyeur, l’homme à tout faire. À toi à qui on ne semble pas permettre d’être sensible, doux, « insécure ». À toi à qui on oublie parfois d’exprimer notre reconnaissance parce qu’on se dit que tu n’en as pas vraiment besoin. Mais aujourd’hui, c’est à ton tour, papa.

Aujourd’hui, je ne t’offrirai peut-être pas un bouquet, mais je vais te lancer des fleurs parce que toi aussi, comme maman, tu es un superhéros. Tu es mon superhéros à moi. Tu es le papa typique atypique. Le self-made man, mais pas tellement handyman. Le papa qui fait son tough, mais qui est vraiment plus tendre qu’on le pense. Le papa qui est fort en maudit, mais qui a ses faiblesses aussi. Le papa qui donnerait sa vie pour qu’on n’ait jamais d’ennuis. Le papa qui travaille trop fort, trop tard, trop souvent. Le bâtisseur qu’on confond fréquemment avec un workaholic. Parce que tu ne travailles pas pour toi, tu travailles pour nous. Tu es parti de rien pour bâtir quelque chose de grand, pour t’assurer qu’on ne manque de rien, pour nous léguer un avenir prometteur. Tu as toujours mis ta famille d’abord et pour tout ça, papa, je te remercie.

Je te remercie de m’avoir fait voir que, dans la vie, il ne faut pas se contenter de moins quand on peut faire mieux. Que nos malheurs ne nous définissent pas et qu’on est l’unique responsable de notre propre bonheur. Que même quand plus rien ne va, il faut garder espoir que le meilleur est à venir. Tu m’as appris qu’avec chaque problème vient une solution. Qu’il faut apprendre non seulement de nos erreurs, mais de celles des autres également. Qu’on est plus souvent gagnant à avouer sa défaite quand le combat n’en valait pas le coup. Que l’important n’est pas d’avoir raison, mais d’être heureux. Tu m’as montré qu’il faut savoir apprécier les plus petites choses bien avant d’envisager les plus grandes. Qu’on ne peut tout contrôler ce qui nous arrive, mais qu’on peut choisir comment on va le gérer. Qu’il faut écouter notre feeling sans nous préoccuper de ce que les autres pensent. Que lorsqu’on veut, on peut.

Papa, tu n’es pas parfait, mais quel parent l’est vraiment? Tu es mon papa et ça me va parfaitement. Et même si des fois tu me tapes sur les nerfs, je t’aime toujours autant. Même quand je ris de ton accent en anglais, je suis fière de toi. Je ne te le dis peut-être pas assez souvent, mais tu m’impressionnes vraiment. Je sais que tu n’as jamais eu besoin de tapes dans le dos, mais des fois ça peut faire du bien. Alors, prends-le, papa. Tu le mérites.

Source photo de couverture : Unsplash

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