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Les ressources d’aide en santé mentale

Depuis quelques années, on assiste à une vague de sensibilisation quant à la santé mentale. Sur les réseaux sociaux, la mode est au self-care et aux témoignages. On ose enfin discuter des maladies les plus communes et on partage sans hésitation des messages d’espoir et d’encouragement. « N’hésitez pas à demander de l’aide », qu’on se répète. Mais concrètement, comment la trouver, cette fameuse aide? Une fois que l’on a pris son courage à deux mains, où faut-il chercher? Et qu’est-ce qu’on cherche, exactement?

Les ressources d’aide sont aussi nombreuses que diversifiées. Tout comme les maladies mentales, dans le fond. À toi qui comptes entreprendre des démarches, je te rassure tout de suite : tu ne peux pas te tromper. Si tu cognes à la mauvaise porte, au pire, tu te feras référer ailleurs. Et surtout, surtout, tu n’as pas besoin d’être certain.e d’avoir une psychopathologie pour consulter. N’attends pas de toucher le fond du baril pour t’avouer que ça va mal. Mais le cas échéant, sache qu’il n’est jamais trop tard pour le faire. <3

Bref. En premier lieu, que cherche-t-on? Voici quatre exemples de ressources d’aide en santé mentale :

#1 Les lignes téléphoniques

Ce qui est chouette avec cette ressource-là, c’est qu’elle n’implique aucun engagement. C’est gratuit, et on peut raccrocher dès qu’on le souhaite. C’est utile pour les tracas plus passagers, comme un gros stress la veille d’un examen ou encore une soirée particulièrement triste en contexte de deuil. Entre autres, bien entendu! Il y a des lignes d’écoute plus générales, comme Tel-Aide, Tel-Écoute, Tel-Jeunes (pour ne nommer qu’elles), et des lignes plus spécialisées. Les gens qui vous répondent sont souvent des bénévoles doté.es d’une expérience pertinente dans le domaine, puis d’une formation adéquate offerte par l’organisme. Des étudiant.es en psychologie, par exemple.

#2 Les organismes communautaires

Les organismes visent souvent une clientèle avec une problématique spécifique, que ce soit les gens atteints de troubles alimentaires, de dépendances, de dysphorie de genre ou encore de troubles de la personnalité. D’autres peuvent viser de manière plus générale les familles, les immigrants ou les jeunes. Ces organismes offrent habituellement des ateliers et des activités thématiques, en plus d’organiser des groupes de soutien ou d’entraide. C’est une belle occasion d’acquérir des trucs pour mieux vivre avec sa problématique, tout en rencontrant d’autres humains qui vivent des choses semblables. Tout comme les lignes d’écoute, c’est généralement gratuit.

#3 Les psychologues

De nos jours, la profession de psychologue requiert un doctorat. Ielles sont donc de véritables spécialistes de la santé mentale. On les consulte pour un problème qui nous fait souffrir depuis plusieurs semaines et/ou qui nuit à notre fonctionnement quotidien : une baisse d’énergie et de motivation assez importante pour manquer l’école ou le travail, un retrait social prolongé, des crises d’anxiété récurrentes, etc. Les psychologues peuvent aussi aider à gérer l’ambivalence lorsqu’on a une grosse décision à prendre, et poser des diagnostics en santé mentale. Loin de la simple discussion, la psychothérapie est un traitement complet qui peut même inclure des exercices pratiques et des tests. Pour prendre rendez-vous avec un.e psychologue, deux options sont possibles. Il y a le réseau public, gratuit mais avec de longues listes d’attente, et le réseau privé, plus dispendieux mais plus rapide.

#4 Les psychiatres et les médecins généralistes

La différence entre les psychiatres et les psychologues, c’est que la formation de base des psychiatres est la médecine plutôt que la psychologie. Ainsi, ces professionnell.es peuvent prescrire des médicaments, au besoin. Les médecins généralistes, de leur côté, peuvent aussi prescrire et diagnostiquer, mais certain.es sont moins à l’aise de le faire et préfèreront référer à un.e psychiatre. Il reste que les médecins généralistes sont souvent plus accessibles. Même si ielles ne peuvent pas aider sur le coup, le simple fait d’être pris en charge et de s’être enfin ouvert peut représenter un grand soulagement. Ça en vaut la peine.

Petite note sur les médicaments : certaines personnes hésitent à s’en faire prescrire parce qu’elles ont l’impression que ça va les changer et qu’elles ne seront plus les mêmes. Pourtant, pour la plupart des psychopathologies, il est prouvé que le traitement le plus efficace est une combinaison de la psychothérapie et de la pharmacothérapie. Si le traitement prescrit est respecté et qu’un suivi adéquat est fait avec le médecin, ça ne peut que vous aider. Par contre, la psychothérapie seule a des effets plus bénéfiques sur le long terme et sur le risque de récidive que la pharmacothérapie seule.

Maintenant, comment les trouver? Voici trois portes d’entrée possibles.

#1 Le 811

On connait le 811 en tant que Info-Santé, mais il y a aussi le volet Info-Social. Parfait quand on ne sait pas par où commencer. C’est un système de référencement et de prise en charge, mais qui offre aussi des conseils et des renseignements au besoin. La conversation avec l’intervenant.e peut durer une trentaine de minutes afin de bien saisir votre problématique et définir une solution adaptée.

#2 L’ordre des psychologues du Québec

C’est un catalogue de l’ensemble des psychologues selon leur expertise et leur adresse. Souvent, il faut écrire quelques courriels avant de trouver un.e psychologue avec des disponibilités, donc n’hésitez pas à en envoyer quelques-uns en rafale.

#3 Un rendez-vous avec son médecin de famille

On en parlait plus haut. Certain.es médecins sont moins à l’aise avec la psychologie et vont se contenter de prescrire un médicament pour vous aider dans vos démarches de rétablissement. Ça vaut la peine d’en profiter pour leur demander de vous référer vers d’autres ressources pour compléter votre traitement.

Évidemment, cette liste est incomplète. Il existe d’autres ressources d’aide, et la plupart peuvent d’ailleurs s’utiliser en simultané. Avant d’entreprendre les démarches, il faut garder en tête que ce n’est pas parce que tu ne t’entends pas bien avec ton ou ta psychologue que tu n’es pas fait pour la psychothérapie. Prends le temps de magasiner l’aide qui t’est offerte pour déterminer ce qui te convient.

Ça vaut tellement la peine de le faire. Tu n’es pas pas condamné.e à souffrir, il y a toujours une solution. Tu n’es pas seul.e. À toi qui s’est avoué.e que ça allait mal, je te félicite pour ton courage. Tu es maintenant sur la bonne voie pour aller mieux.

Source : Unsplash

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