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(re)Découvrir la bande dessinée

Je suis une admiratrice de livres en général, et, depuis quelques années, j’ai redécouvert la bande dessinée. Loin des Astérix et Obélix de mon enfance, c’est un monde complexe et avec tellement d’œuvres et d’auteur.e.s qu’il est difficile de savoir par où commencer pour qui veut s’y initier et même après l’initiation, il y a toujours plus à découvrir. Je vous propose ici cinq œuvres, récentes et moins récentes, principalement d’auteur.e.s québécois.e.s et canadien.ne.s pour commencer ou encore pour découvrir de nouveaux talents. Bien sûr, c’est subjectif, mais promis, tout ça se lit bien, un chaud dimanche d’été sur un balcon.

#1- Respire, de Rabot (2019)

J’ai découvert Rabot au festival de la bande dessinée de Montréal (FBDM), qui se déroulait du 24 au 26 mai derniers. Sur un coup de tête, un coup de cœur, j’ai acheté son album, Respire. Dans cette histoire, on suit Hanna et ses ami.e.s qui font un trip dans le bois. Sauf que pour Hanna, ça ne se passe pas vraiment bien. Cette bande dessinée, ce trip, c’est une belle allégorie sur la façon de prendre le temps de se recentrer. C’est une ode à « ça va aller ». Après cette lecture, je me suis sentie apaisée. C’est une histoire qui résonne pour moi (et pour plusieurs, je crois bien), qui fait du bien. Je ne vous en dis pas plus, mais vous propose plutôt d’y trouver votre propre sens après une lecture. Les illustrations et autres créations de Rabot ainsi que ses albums peuvent aussi être trouvés sur sa page Etsy.

#2- Seconds, de Bryan Lee O’Malley (2014)

Bryan Lee O’Malley est l’auteur de la célèbre série Scott Pilgrim, qui a aussi été adaptée au cinéma. Bien que j’adore cette série, j’avais envie de vous parler de Seconds. Une bande dessinée qui commence dans le monde réel, où Kathy essaie de remettre sa vie en place, de s’ouvrir un nouveau restaurant et de laisser les fantômes de son passé derrière elle. Bien sûr, vous vous en doutez, ce n’est pas si facile que ça. Surtout lorsqu’on ajoute à l’équation un … « esprit de maison » fâché et une possibilité de refaire le passé « presque » à l’infini… Le réel et la fiction se mélangent et nous font entrevoir que finalement, le passé a du bon et que même si on pouvait tout changer, rien ne serait parfait. Bryan Lee O’Malley a également un style de dessin que je qualifierais de « facile d’approche », dans le sens où, peu importe le genre de dessin qu’on aime habituellement, je n’ai pas encore trouvé quelqu’un qui n’aimait pas celui-là (peut-être que mon cercle social est trop petit aussi, t’sais). Somme toute, c’est une bande dessinée qui vaut la peine, avec une histoire vraie, juste assez de magie et une chance de découvrir un auteur canadien talentueux.

#3- Saga, de Brian K. Vaughan (2012)

Je dois l’avouer, c’est vraiment un de mes coups de cœur de la dernière année. Le premier album date de 2012, mais la série n’est pas encore finie. Saga se déroule dans un monde de science-fiction coloré et plein de rebondissements. On y suit une famille atypique, dans laquelle la nation du père et la nation de la mère sont en conflit ouvert. La famille est donc en fuite dans l’univers. Entre auteur de romans grivois, tueur à gages, dragons, enfants fantômes et camp de réfugiés, la famille ne s’ennuie pas (et nous non plus). La trame de fond traite de la différence, de l’acceptation et d’amour pas toujours facile (ben oui). Les personnages sont attachants et on est au bout de sa chaise tout le long. Si vous avez envie d’essayer la science-fiction (ou d’être surpris), je dirais que ça vaut vraiment la peine…

#4- Mon cœur pédale, de Simon Boulerice et d’Émilie Leduc (2017)

C’est l’histoire de Simon, 11 ans, d’un été de liberté à travers des définitions du dictionnaire. C’est une BD touchante sur l’enfance, ce qu’on voit et ce qu’on comprend de ce que font les adultes, et sur la curiosité et la soif de comprendre ce qui se passe, d’être vu, pris au sérieux. C’est une belle lecture, douce, parfaite pour une chaude après-midi d’été. Le dessin est aussi assez différent de tout ce que j’ai proposé précédemment et, selon moi, en vaut la peine.

#5- Dans les bois, d’Emily Carroll (2016)

Dans les bois, c’est à mi-chemin entre le conte de fées et l’histoire d’horreur autour d’un feu de camp. Le livre est un recueil magnifique de courtes histoires à faire frémir, sous forme de bande dessinée, qui nous transporte dans un monde où les monstres sous le lit existent vraiment. Pour la plupart, les histoires sont conçues comme des nouvelles littéraires et nous laissent le soin de trouver la réelle fin, laissant ainsi aux adultes que nous sommes devenus la chance d’explorer leur imaginaire. De plus, Emily Carroll vient d’Ontario, ce qui en fait une auteure canadienne. Yes!

Bonne lecture!

Note : Toutes ses œuvres contiennent des scènes de nudités ou des images qui pourraient ne pas être appropriées pour un public non majeur (lis-le, avant de l’acheter à ta nièce pour sa fête, disons).

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