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Le concept du « gris »

Dans notre société, on parle souvent de personnalité, de comment les gens agissent, mais aussi de comment ils réagissent. Outre parler, on juge également énormément les actions des autres et leurs façons de faire. Le fameux portrait extérieur : celui où l’on pense pouvoir se mettre dans la peau de l’autre, comprendre quelles sont les raisons de ses agissements, mais surtout avoir la réponse parfaite à sa situation.

Ces derniers temps, je me suis énormément questionnée sur les situations que nous vivons, notre façon d’y réagir et la façon dont les autres y réagissent. La première chose dont j’ai pris conscience est la vision que nous avons d’une situation quand nous en sommes le principal acteur versus la vision que notre entourage a de la situation à partir de l’extérieur. En étant impliqués de proche dans quelque chose, nous avons tendance (en tout cas les filles) à en décortiquer chaque petit détail, à revirer la situation dans tous les sens, mais surtout à se poser bien des questions. Nous arrivons souvent à une conclusion (ou à ce qu’on croit en être une) qui est nuancée et qui, dans un sens, nous plait. C’est ce que je qualifie ici de GRIS.

Définition de GRIS : un heureux mélange entre deux extrêmes, entre le positif et le négatif, entre le rêve et la réalité, entre ce qui est judicieux et ce qui est aventurier. Le gris est la zone que je surnomme la zone de délicieuse incertitude, zone où j’aime me complaire, mais où je tente de rester quand même réaliste tout en voulant y croire.

Si on regarde la même situation, d’un œil externe, on a souvent tendance à y apporter une conclusion beaucoup plus tranchante et une opinion bien ferme posée sur des propos rapportés, souvent au mieux de ses capacités, par l’acteur principal de la situation (qui peuvent être accompagnés de captures d’écran de conversation – on aime les preuves). Le rapport d’informations n’est jamais simple et on essaie au mieux de faire comprendre à l’autre ce qui se passe dans notre tête et dans notre cœur, mais parfois les mots et les écrits ne suffisent pas. Nous nous retrouvons alors dans ce que j’appelle le BLANC et le NOIR.

Définition de BLANC : pour moi, le blanc est synonyme de positif, de pureté, de beauté et de vérité (officiellement, il s’agit de la combinaison de toutes les couleurs du spectre solaire – c’est si beau toutes les couleurs). Le blanc est, selon ma définition, la croyance d’une personne en ce qu’on lui avance, une confiance en notre perspective, mais aussi une façon de nous pousser vers l’accomplissement de ce qu’on désire ou vers ce qu’on peut appeler la « meilleure » des décisions.

Définition de NOIR : de son côté le noir est dans ma définition une couleur lourde, empreinte de négativisme et de jugement. Comme dans sa définition officielle, où on parle d’absence de rayonnement, il s’agit d’un moment où la compréhension et l’analyse s’arrêtent de façon bien franche en émettant une opinion qui ne pousse pas l’acteur de la situation à vouloir davantage en discuter en plus d’être fortement décourageant. 

Avec le blanc d’un côté et le noir de l’autre, je prends conscience d’une autre chose : il est difficile de se repérer dans une si grande étendue de couleurs. En tant qu’acteur principal d’une situation dans laquelle on se sent tiraillé et dont on veut obtenir certains conseils, on se retrouve souvent à se promener rapidement entre ces deux couleurs tellement opposées. Rien de facile pour aider quelqu’un à se démêler…

On nous répète souvent que nous devons nous fier à ce que NOUS nous pensons, à ce que NOUS nous croyons et à ce que NOUS nous voulons… mais il reste que nous avons une famille, des amis et des connaissances et cela… pas pour rien. Nous voulons leur support et leurs conseils pour nous aider et nous guider dans des moments qui sont plus difficiles.

C’est dans ce genre de moment que je trouve important de ramener le concept du GRIS. Le moment où en tant qu’acteur principal, on doit en prendre et en laisser pour rester authentique et qu’on doit se fier au petit feu intérieur qui nous dit :

OUI vas-y ma grande

NON c’est mauvais pour toi

Ou

Tout simplement… avance en étant prudente.

Ce feu s’allume toujours au bon moment pour nous guider. Il brûle plus fortement ou plus faiblement selon notre perception et notre croyance envers ce qui se présente à nous.

Par contre, un petit coup de pouce n’est jamais de refus.

Ainsi, le GRIS s’applique aussi à l’entourage de l’acteur principal. Nuancer ce que vous pensez, ne tombez pas trop rapidement dans le BLANC ou le NOIR, faites preuve de discernement, mais surtout prenez le temps d’écouter ce que le main character de l’histoire veut vous dire. Si celui-ci décide de se confier à vous et veut votre avis, c’est que celui-ci compte pour lui (et que vous aussi vous comptez). N’hésitez pas à mélanger un peu de blanc et de noir pour donner un gris à votre image et qui représente ce que vous pensez vraiment. Il sera peut-être plus foncé ou plus pâle, mais reste qu’il en résulte un mélange. (Il est bien certain que certaines situations méritent un blanc pur et d’autres un noir corbeau, il faut juste décider du bon moment où employer l’une de ces deux couleurs)

En conclusion

Soyez un peu blanc

Soyez un peu noir

Mais surtout

Soyez gris, pour vous-mêmes et pour les autres.

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