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Le consentement, pas juste une histoire de fille

Combien d’amis avez-vous qui disent avoir ressenti un malaise lors d’une histoire d’un soir? Combien de personnes connaissez-vous qui affirment avoir déjà eu une relation alors que leur cœur ou leur tête n’y était pas? Finalement, combien de personnes affirment avoir subi une agression physique ou mentale lors d’ébats sexuels? Malheureusement, c’est une chose qui est trop fréquente et qui ne devrait pas arriver, parce que même si la ligne est mince, il peut souvent s’agir de non-consentement.

Depuis un moment déjà, on parle de plus en plus de ce sujet. Sans oui, c’est non! Je suis heureuse et fière que la discussion soit enfin lancée au sujet du consentement, parce qu’il mérite grandement qu’on s’y attarde. Par contre, je suis un peu déçue qu’on parle de consentement en visant particulièrement les femmes et les jeunes filles (parce qu’une femme, c’est plus fragile et plus à risque, selon ce qu’on dit).

On n’arrête pas de dire que ce n’est pas parce qu’une femme produit de la cyprine (le liquide sécrété par le vagin, signe de l’excitation sexuelle) qu’elle est consentante, mais on peut aussi commencer à dire que ce n’est pas parce qu’un gars a une érection qu’il est consentant. Le consentement, ça va dans les deux sens, autant chez les hommes que chez les femmes, avec un partenaire du même sexe ou non.

J’ai déjà entendu parler d’un garçon qui a eu une relation sexuelle avec une fille alors qu’il n’en avait pas du tout envie. Il était saoul et la fille était super insistante, alors en fin de compte elle a embarqué sur lui et il s’est laissé faire. Quand il a raconté cette histoire à ses amis, les gars faisaient des blagues et lui disaient qu’il était chanceux d’avoir eu un coup aussi facile. Ça me consterne, parce que si les rôles avaient été inversés, on aurait probablement conclu à une agression sexuelle. L’égalité, guys, vous connaissez?  C’est ce qui devrait primer, ça et un respect mutuel 100 % présent. T’as pas envie? T’as le droit. Ton corps, tes règles. Les gens ne devraient jamais se gêner de dire qu’ils ne désirent pas, à ce moment précis de la relation, ce qui leur est proposé.

Mon message, ici, c’est : cessez de penser que les agressions sexuelles sont une affaire de filles. ELLES TOUCHENT TOUT LE MONDE. Notre société nous a indiqué que les femmes se faisaient davantage agresser, mais c’est parce qu’un plus grand nombre d’entre elles osent le dénoncer. Que se passerait-il si les hommes les dénonçaient tout autant? Le « sans oui, c’est non » n’est pas genré, il s’applique à toutes les sexualités.

Photo : Mihai Surdu
Source : Unsplash

One thought on “Le consentement, pas juste une histoire de fille

  1. Je suis tellement d’accord avec vous! J’ai toujours eu ce discours moi aussi, parce que certains de mes amis m’ont déjà mentionné des situations où des filles pouvaient être très insistantes et même violentes verbalement ou physiquement afin d’arriver à leur fin, même s’ils ne voulaient pas. C’est plate à dire, mais ce que la société a véhiculé comme mentalité au fil du temps, c’est qu’un homme c’est fort et que ça ne doit pas montrer sa vulnérabilité. Qu’est-ce que les autres diraient si un homme dénonçait une agression sexuelle?? Malheureusement, l’orgueil prend le dessus et je crois que c’est pour cette raison que les hommes font fi de ces situations qui sont toutes aussi graves. J’ai des amis qui, en me parlant banalement de ces histoires, réalisent au même moment qu’ils ont été victime d’une agression sexuelle ou d’un harcèlement sexuel… Bref, le respect des limites d’autrui est tout aussi légitime pour la femme que pour l’homme. Bravo pour votre article!

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